Vottem, 20 ans déjà, nous ne l'acceptons toujours pas!

 

Manifestation ce dimanche 10 mars pour la fermeture des centres fermés dont celui de Vottem ouvert le 9 mars 1999. 20 ans, nous n'acceptons toujours pas.

Les communistes étaient présents parmi les plus de 500 manifestants pour exiger la liberté pour nos frères enfermés et la fermeture de ces camps, symboles de la répression de l'État bourgeois.

Unité et internationalisme de la classe ouvrière pour abattre le capitalisme et l'impérialisme, pour conquérir notre liberté, pour le socialisme!

#fermerlescentresfermés #liberté #internationalismeprolétarien #20ansdéjà #campsdelahonte.

De betoging deze zondag voor een einde de gesloten centra zoals die van Vottem, dat als zodanig ingericht werd sinds 9 maart 1999... reeds 20 jaar dus en we aanvaarden het nog steeds niet.

De communisten waren aanwezig onder de meer dan 500 betogers om de vrijheid te eisen van onze opgesloten broeders en van de sluiting van dit soort kampen, symbolen van de repressie van de burgerlijke staat.

Eenheid en internationalisme van de werkende klasse om het kapitalisme/imperialisme omver te werpen, om onze vrijheid te veroveren en voor het socialisme!

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Appel à soutenir la grève du 8 mars

 

Le Parti Communiste de Belgique appelle à soutenir et à participer à la grève des travailleuses à l’occasion du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

107 ans après le lancement de cette journée de revendications et de lutte par Clara Zetkine, Alexandra Kollontaï et Rosa Luxemburg, 3 éminentes personnalités communistes du mouvement ouvrier, il est plus que jamais nécessaire pour la libération des femmes d’intensifier la lutte pour abattre le capitalisme et se débarrasser du patriarcat, cette organisation sociale, synonyme d'oppression, où l’autorité domestique et l’autorité politique sont exercées par les hommes chefs de famille.

En effet, les femmes subissent davantage les conséquences de l’approfondissement de la crise du système que nous vivons : écart salarial de 20%, discriminations, violences de genre, rabotage des pensions, etc.

Dans la période actuelle, la bourgeoisie utilise dans le monde entier le fascisme et s’appuie sur la résurgence du conservatisme pour aggraver le taux d’exploitation des travailleuses. En conséquence, la lutte féministe ne peut être détachée d’une perspective de classe, de la lutte contre le capitalisme. De même, le mouvement ouvrier et le monde du travail dans son ensemble doivent s’unir contre le capital et lutter pour leur émancipation, contre les attaques antisociales, antipopulaires et anti-femmes des gouvernements bourgeois.

À l’instar de Suzanne Grégoire qui soutint activement la longue grève des ouvrières de la Fabrique nationale d’Herstal en 1966 et de ses camarades héroïques, nous réaffirmons :

À travail égal, salaire égal !

À bas le patriarcat, à bas le capitalisme, pour le socialisme !

 

Le 7 mars 2019

 

Le bureau politique du PCB

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Nouvelles nominations au Parti Communiste de Belgique

Notre camarade Vladimir Caller a décidé de démissionner de toutes ses fonctions dans le PCB pour se consacrer à un travail d’étude et d’écriture qu’il appelait de ses vœux depuis longtemps. Le PCB remercie le camarade Vladimir et lui souhaite un bon succès dans sa nouvelle aventure.  

Par conséquent, au 1er janvier 2019 le camarade Georges Berghezan a repris la fonction de Rédacteur en chef du Drapeau Rouge, organe du Parti Communiste de Belgique. Via le Comité de Rédaction, le rédacteur en chef sera épaulé pour accomplir sa tâche. 

Au 1er janvier 2019, c’est le camarade René Andersen qui a repris la responsabilité de la représentation internationale pour le PCB. Via le Comité Central et le Bureau Politique, le camarade sera aidé dans ses responsabilités importantes.

Le Comité Central soutiendra les deux camarades dans leur tâche et nommera d’autres camarades pour les aider dans leur fonction. 

 

Le Comité Central du PCB

 

Bruxelles, le 10 janvier 2019

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Commémoration de l'assassinat de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

 

Le Parti Communiste de Belgique organisait ce 19 janvier une commémoration pour le centenaire de l’assassinat de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht. Près de 60 personnes sont venues leur rendre hommage à Bruxelles. Notre parti-frère, le DKP nous a envoyé ses salutations pour l’organisation de cet événement (à retrouver après l’intervention du parti). Plusieurs délégations de partis ont également répondu présents et ont souhaité salué l’initiative du PCB : le KKE, le secours rouge, Halk Cephesi (Front populaire – Turquie), Matin Rouge (Maroc) et la régionale de Bruxelles du mouvement demain. La commémoration s’est clôturée par la lecture de plusieurs textes de Rosa Luxemburg, dont une lettre de prison qui exprime par une métaphore animale la condition des soldats et des ouvriers pendant la 1e guerre et un extrait d’un journal où elle explique que les mauvaises habitudes alimentaires du prolétariat méprisées par la bourgeoisie et la bien-pensance n’ont qu’une seule origine : le système capitaliste.

 

Intervention du PCB

 

Chères amies, chers amis, chères et chers camarades,

 

Le Parti Communiste de Belgique souhaite aujourd’hui rendre hommage à deux grands martyrs du socialisme et du mouvement communiste, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, assassinés le 15 janvier 1919, il y a 100 ans.

Si nous nous trouvons aujourd’hui sur l’allée Rosa Luxemburg au milieu de l’avenue de Stalingrad, nous ne pouvons oublier Karl Liebknecht. L’un et l’autre sont indissociables.

Rosa est née en 1871 dans une famille de commerçants juifs libéraux de Lublin, en Pologne russe. Journaliste et grande oratrice, elle a dédié sa vie à la cause révolutionnaire.

Dès 1915, avec Karl Liebknecht, elle fonde une tendance d’opposition de gauche à l’intérieur du SPD, le parti qui a voté les crédits de guerre en totale collaboration avec la bourgeoisie nationale comme ici, le POB et Vandervelde. Ce mouvement, c’est la ligue spartakiste, en référence au célèbre esclave rebelle et insoumis de l’Antiquité, Spartacus.

Cette opposition à l’impérialisme et aux guerres bourgeoises défendue par Rosa, elle était partagée par de nombreux soldats, marins et paysans allemands qui ne voulaient plus de cette guerre qui n’était pas la leur. Elle s’est manifestée dans les nombreux conseils ouvriers qui se sont créés sur le front, à Liège et ici-même à Bruxelles mais aussi et surtout à l’intérieur de l’Allemagne, notamment à Kiel.

Kiel, la ville d’où est partie la révolte en novembre 1918 qui provoqua la fin du 2e Reich et poussa le Kaiser à abdiquer. Rosa Luxemburg, elle, sillonnait l’Allemagne pour mobiliser les travailleurs, haranguant perchée sur un tabouret.  

C’est au milieu d’une grève générale, le 9 novembre 1918 que le parti social-démocrate SPD a de nouveau illustré sa collaboration de classe avec la bourgeoisie en proclamant la république d’Allemagne tandis que de leur côté au même moment, Liebknecht et les spartakistes proclamait la république socialiste libre d’Allemagne. C’est là la véritable raison de la fin de la première guerre mondiale : la peur de la bourgeoisie de voir se répandre la Révolution.

C’est dans cet esprit que la social-démocratie, autour du gouvernement d’Ebert et du ministre de la guerre, Gustav Noske, a une nouvelle fois trahi les espoirs de la classe ouvrière en rétablissant violemment l’ordre bourgeois à la veille des élections qui donneront naissance à la République de Weimar.

Le SPD a ainsi organisé la répression et laissé faire les corps francs, ces militaires démobilisés après la Première guerre mondiale, qui tuèrent Luxemburg et Liebknecht et jetèrent leur corps dans un canal de Berlin.  

Cette répression sanglante signa la rupture définitive entre socio-démocrates et communistes. Elle s’officialisa par la création quelques semaines plus tard, le 2 mars 1919, de la 3e Internationale communiste. Le Komintern dont on célèbrera le centenaire cette année, fut rejoint en 1920 par le courant majoritaire de la SFIO devenu PCF au Congrès de Tours. En Belgique, c’est en 1921 que fut créé le Parti Communiste de Belgique. Nos trois partis partagèrent dès 1923 une lutte commune, première grande action internationale du PCB, contre l’occupation de la Ruhr par les troupes franco-belges.

Cent ans après l’assassinat de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, nous saluons leurs héritiers partout dans le monde. Nous saluons la grande manifestation de 15.000 personnes samedi dernier à Berlin, organisée par nos camarades du DKP qui poursuivent le combat contre l’impérialisme dans la lignée du KPD que Karl et Rosa avaient fondé le 30 décembre 1918.

Faut-il rappeler que le nom du parti de Karl et Rosa est toujours interdit dans la démocratie bourgeoise qu’est l’Allemagne et ce depuis 1956, par anticommunisme, comme il avait déjà connu une interdiction en 1936 par les nazis.

Aujourd’hui, cet anticommunisme est toujours vivant comme l’illustrent des tentatives des libéraux belges d’enseigner la peur du rouge, car nous sommes les seuls à vraiment vouloir renverser ce système de l’exploitation de l’homme par l’homme, le capitalisme. Nous sommes les seuls à lutter réellement pour les droits des travailleurs, pour le socialisme, contre les monopoles, le militarisme et les crédits de guerre qu’avaient rejeté Rosa et Karl.

Les communistes feront toujours partie de ceux qui se battent pour la sortie de l’OTAN, cette organisation criminelle, pour le retrait des soldats belges des aventures militaires à l’étranger, d’Afghanistan, du Mali et des Pays Baltes.

Nous savons par contre qu’hier comme aujourd’hui, les travailleurs ne pourront jamais faire confiance à la social-démocratie qui se présente comme leur défenderesse : elle a trahi et trahira encore. Elle sera toujours le rempart de l’ordre bourgeois.

Et quand celui-ci est menacé, il fera toujours appel à la peste brune fasciste. Le fascisme, ce n’est que l’autre face de la bourgeoisie. Nous sommes désormais à la veille des élections régionales, fédérales et européennes, et la propagande tentera de nous faire croire qu’il n’y a pas d’autre choix (TINA) que la défense de la démocratie bourgeoisie avec tous ses reculs sociaux face aux populismes.

Pour nous, il est clair que la question ne se pose pas entre ces deux termes.

Camarades, il n’y a qu’une seule conclusion qui doit s’imposer à la classe ouvrière : socialisme ou barbarie !

  

Message de salutations du DKP (Allemand et français)

 

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Etendre le mouvement des Gilets Jaunes à tous les travailleurs dans une perspective révolutionnaire

Depuis près de trois semaines, des milliers de travailleurs de France et de Belgique prennent part au mouvement des « Gilets jaunes » avec des actions de blocage et des manifestations. La contestation s’est d’abord dirigée contre l’augmentation des taxes, notamment liée aux carburants. Parmi les premières revendications, certaines ont pris un caractère réactionnaire que nous dénonçons, contre certaines prestations sociales et l’impôt (qui permet la redistribution). C’est la conséquence d’un mouvement spontané et désordonné.

Ne pas se tromper d’ennemi

Cependant la prise de conscience toujours plus large de la paupérisation de la majorité des travailleurs, que révèle ce mouvement, a amené de nombreux Gilets Jaunes à porter des revendications majoritairement en faveur du pouvoir d’achat et pour plus de justice sociale et fiscale. L’insuffisance des réactions syndicales et le piège de la « concertation » ont certainement conduit à la situation que nous connaissons aujourd’hui.

Il est en tout cas clair que la colère des travailleurs est tout à fait légitime face à une fiscalité injuste et régressive qu’ils subissent et observent au quotidien. Pendant ce temps, les vrais responsables de la crise que nous vivons bénéficient des largesses de l’État et l’écart entre les plus riches et le reste de la population ne cesse de grandir. Faut-il rappeler les 220 milliards d’euros d’évasion fiscale en 2017 qui ont causé une perte de 60 milliards d’impôts. Cette fiscalité injuste est le fruit d’une politique du gouvernement fédéral (tous partis confondus) depuis des décennies qui favorise le capital, en supprimant des tranches d’impôt progressif, en mettant en place les intérêts notionnels ou en pratiquant plusieurs Déclarations Libératoires Uniques (DLU), tandis que la TVA, la taxe la plus injuste qui puisse exister, a augmenté sur des produits de première nécessité comme l’électricité. De même, le gouvernement de droite MR/N-VA/CD&V et OpenVLD a trompé les travailleurs au moyen du Tax Shift. Grâce à ce mécanisme arnaqueur, il transférait soi-disant les cotisations sociales (qui font partie de notre salaire et ne sont nullement des charges) en salaire poche que nous n’avons jamais vu. Ce gouvernement a en plus exercé un saut d’index, pénalisant les plus pauvres d’entre nous.

Le système capitaliste cherchera toujours à tromper la classe ouvrière en lui promettant des choses qu’il ne donnera jamais et en lui faisant croire qu’elle fait partie des classes moyennes. L’ensemble des travailleurs doivent prendre et prennent conscience qu’ils sont exploités et les « classes moyennes » sont un mythe.

Il est désormais nécessaire que la colère des travailleurs se retourne contre leur vrai ennemi : le capitalisme et contre toutes les institutions impérialistes qui mènent une politique d’agression contre les droits des travailleurs et en particulier contre l’Union Européenne qui sert à coordonner les politiques de la bourgeoisie au niveau européen.

L’extrême-droite a tenté de récupérer cette colère exprimée par les Gilets Jaunes qui doivent nettoyer leurs rangs et la chasser de leur mouvement populaire. Le but de l’infiltration brune, restée minoritaire face à la masse des travailleurs dans le mouvement, visait à discréditer le mouvement et à empêcher un soutien d’une large partie de la population. L’extrême-droite n’est jamais que l’autre face du capitalisme qui sert de repoussoir quand les masses se rebellent.

Le pouvoir prend désormais peur et pousse à la radicalisation du mouvement au moyen de provocations et infiltrations policières pour discréditer le mouvement. Fatale erreur, il oublie que c’est dans les moments de violence que la société a évolué dans le passé et que dans un tas de pays la bourgeoisie a même perdu le pouvoir. La violence observée ces derniers jours n’est évidemment en rien comparable à celle que la classe ouvrière subit : les travailleurs sont excédés par de plus en plus d’exploitation, ce système impitoyable cause des milliers de suicides, de morts par manque de soins ou de chauffage, engendre d’innombrables SDF et répand la misère et la guerre partout dans le monde, sans parler de l’épuisement de la nature par la recherche sans fin du profit maximum. Le PCB se refuse à condamner la « violence » des travailleurs révoltés.

Converger d’urgence

Face à la situation, le Parti Communiste de Belgique appelle à la convergence urgente des luttes, gilets jaunes, gilets rouges, gilets verts et bleus, tous ensemble avec un plan d’actions radicales pour faire reculer les politiques antipopulaires des gouvernements nationaux et de l’Union européenne. Le PCB appelle ainsi les travailleurs à participer activement aux mouvements en cours, aux piquets des Gilets Jaunes, et massivement aux actions syndicales du 14 décembre en poussant à la grève générale interprofessionnelle illimitée et en portant à chaque fois la revendication claire de la nécessité du socialisme, afin que le blocage des rues s'accompagne du blocage du profit capitaliste.

Le PCB appuiera toutes les revendications d'augmentation des salaires et allocations, de revalorisation des pensions, de la reconstruction des Services Publics et d'une remise à niveau de la protection sociale, de création d’un impôt sur la fortune, du rétablissement des tranches d’imposition supprimées par Reynders, et de nationalisation des secteurs clés de l’économie (dont le pétrolier). C’est tous ensemble, employés, précaires, chômeurs, ouvriers, femmes, jeunes et immigrés que nous changerons les choses dans une lutte pour le socialisme qui seul pourra libérer les travailleurs de la servitude.

Le Bureau Politique du PCB

Bruxelles le 3 décembre 2018

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