COVID 19 : L'AUTRE MUTATION

L'actualité de la crise sanitaire est dominée par la parution de nouvelles variantes, (anglaise, sud-africaine, brésilienne et autres..),  du COVID 19  impliquant des mutations qui risquent de compromettre l'efficacité des vaccins. Mais une autre mutation, non moins importante, semble en gestation dans le cadre de cette crise. En effet, d'importants indices semblent annoncer de sérieux changements dans la composition -et direction- du système capitaliste mondial.

Nous constatons d'un côté des faillites, menaces de faillites ou pertes gigantesques et en cascade de grosses entreprises, souvent centenaires et ce dans les secteurs les plus divers. La Société Générale, Commerzbank, Deutsche Bank, Santander, pour le secteur financier;  Exxon, British Petroleum, Chevron, Shell, Total, pour l'énergie; Lufthansa, Airbus, British Airways, Boeing, SNCB, pour le transport; Thyssenkrupp, Renault, Fiat-Chrysler, Siemens, Danone, Adidas.., pour l'industrie.

De l'autre, une poignée d'entreprises phares du nouveau capitalisme de plateforme, tels les GAFAM (Microsoft, Google, Amazon, Tesla, SpaceX...) récoltent des bénéfices gigantesques. Performances similaires aussi dans l'industrie de l'armement (General Dynamics, Raytheon, Northrop Grumman, Lagardère, Lockheed Martin.. ) et les grands de la pharmacie industrielle, (Pfizer, GlaxoSmithKline, Moderna, Johnson 1 Johnson, et BioNTech) qui s’inscrivent dans un processus significatif de rapprochement entre ces 'gagnants'. Ne s’agit-il pas de l’Annonce d'un Complexe militaro-pharma-numérique comme nouveau Conseil d'Administration de la mondialisation au XXI siècle où les gestions gouvernementales seront, elles aussi, ubérisées?

Derrière ses ententes avec les plateformes du web dont florès avec Google en tête le secteur pharmaceutique a conclu des contrats avec GlaxoSmithKline; Sanofi, Novartis pour les traitements de diverses maladies cherchant d'associer la technologie numérique et la recherche médicale. De son côté le groupe Dassault, par ailleurs fabricant de l'avion de chasse Rafale est devenu, via sa marque Biovia, le numéro 1 mondial, dans la recherche, entre autres, des comportements biologiques et la thérapeutique intégrée.

Mais c’est dans le secteur de la défense qui  implique  la puissance publique que les rapprochements sont plus étendus et engageants. Ils étaient déjà perceptibles en 2013, lorsque moyennant un contrat de plus de 600 millions de USD, Amazon devenait principal fournisseur de services cloud computing (systèmes informatiques d'archivage et gestion de données en externe) pour la CIA et 16 autres agences de la dite "communauté du renseignement". Puis, en octobre 2019,  le Pentagone attribue à Microsoft un contrat décennal de 10 milliards de dollars visant la création d'un cloud global, incluant la totalité des branches des forces armées, pour gérer la documentation sur la recherche des nouvelles technologies associées à l'essor de l'intelligence artificielle. De son côté, voyant plus large et plus loin, en  novembre 2020, la CIA concluait un contrat "pour quelques dizaines de milliards de dollars" (le montant exact n'a pas été communiqué) pour les mêmes services mais cette fois avec l'ensemble des géants du web et en les mettant en concurrence.

Une idée du degré de proximité de ces partenariats est illustrée par le récent recrutement du général Keith Alexander pour faire partie du Conseil d'Administration d'Amazon. Chef des services de sécurité de l'armée lors des attentats du 11 septembre et vu sa remarquable performance d’alors, il fut recruté par la NSA pour optimiser les systèmes d'écoute des communications en concertation, déjà, avec les GAFA. C'est lui qu'Edward Snowden avait dénoncé comme le mentor du gigantesque système d'espionnage de la NSA. Aujourd'hui, conscient des énormes potentialités de l'intelligence artificielle dont les GAFAM sont devenus les maitres incontestés, Keit Alexander a la tâche de faire d'elles un instrument géopolitique de premier ordre dont,  sur lequel Joe Biden pourra compter. Vue le CV de ce dernier et la composition de son équipe, gageons qu'Alexander sera bien entouré.

La candidate aux élections présidentielles Elizabeth Warren avait, comme point majeur de son programme, le démantèlement des GAFAM. Chris Hughes, fondateur avec Mark Zuckerberg de Facebook partageait cette demande, déçu de voir ce que FB était devenu. Bien entendu, le Pentagone ne le permettra jamais. Pour le savoir (et prendre note) écoutons Larry  Page un des fondateurs de Google, expliquant au Financial Times que les GAFAM  "...ont vocation à remplacer les dirigeants politiques puisqu'elles comprennent mieux les enjeux du futur que les politiciens".

Vladimir Caller, le 28 février 2021

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Liberté sans conditions pour Julian Assange !

Communiqué du Parti communiste de Belgique :

La décision de la justice britannique, ce lundi 04 janvier, de ne pas extrader Julian Assange aux Etats-Unis peut être considérée comme une victoire sur le plan humanitaire car son extradition aurait été pratiquement une condamnation à vie dans les sombres geôles américaines. Mais elle n'est nullement rassurante quant à l'avenir du procès et ce danger vient d'être confirmé par la décision de ne pas le faire bénéficier d'une liberté conditionnelle pour qu'il puisse, enfin!, sortir de la prison de haute sécurité où il reste enfermé à Londres.

Menace confirmée par le fait que les quelque 132 pages de motivations présentées par la juge Vanessa Baraister ne font que valider tous les points avancés par l'accusation américaine, à savoir : l'accusation d'espionnage, de piratage, de mise en danger de vies. En ce sens, le refus motivé par les conditions d'incarcération existant aux Etats-Unis constitue une sollicitation à des promesses de conditions améliorées qui, dans la suite du procès, permettront cette fois son extradition. A noter enfin que Joe Biden, le nouveau président des Etats-Unis est, depuis toujours, le plus féroce procureur contre le courageux journaliste australien.

Notre lutte doit viser la libération sans conditions de ce journaliste victime de la répression du système. En le défendant, au-delà de sa personne, nous défendons notre droit à l'information.

Bruxelles, le 07 janvier 2021
Le Bureau Politique

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Appel du PC pakistanais

Le Parti communiste du Pakistan appelle tous les partis marxistes léninistes frères du monde à condamner fermement l'establishment pakistanais, en particulier les pratiques inhumaines de répression et de violation des droits de l'homme et des citoyens de l'establishment militaire au Pakistan. Le parti demande le soutenu pour mettre en lumière la situation et la menace qui pèsent sur la vie du camarade Ali Wazir, le seul membre marxiste élu du parlement pakistanais qui a été arrêté le 6 décembre 2020 à Peshawar et a été transféré dans la province du Sindh. sur des accusations fabriquées d'avoir parlé contre les institutions gouvernementales pakistanaises dans un discours public qu'il a prononcé auparavant à Karachi.

La vague actuelle d'enlèvements et d'arrestations de militants des droits de l'homme, de journalistes et de militants des nations opprimées qui s'élèvent contre les exploitations et l'égalité des droits des citoyens dans le pays est inquiétante et constitue une menace pour les droits fondamentaux de l'homme et des citoyens dans le pays. Il est à craindre que certains militants anti-establishment soient maintenant tués en captivité et qu'ils soient déclarés morts de causes naturelles comme le covid 19 ou d'une crise cardiaque.

Le parti communiste est préoccupé par l'humiliation subie par le camarade Ali Wazir, représentant élu du peuple, et par le traitement inhumain qui lui a été infligé au moment de son arrestation et le traitement spécial par les forces de l'ordre avec la menace de l'empoisonnement en prison.

Le Parti communiste pakistanais appelle tous les communistes frères et partis ouvriers à utiliser tous les moyens possibles pour enregistrer leur protestation contre les violations des droits de l'homme au Pakistan et en particulier à signaler leur consternation par le biais des missions pakistanaises face à l'arrestation du camarade Ali Wazir. Le parti appelle également les partis frères en Europe qui sont représentés au Parlement européen à faire pression sur les autorités pakistanaises pour qu'elles mettent fin à ces pratiques inhumaines dans le pays et respectent les droits humains et démocratiques des citoyens et libèrent immédiatement le camarade Ali Wazir.

Marc Denonville, le 28 décembre 2020

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Comité Free Assange Belgium et Belgium4Assange

Le lundi 4 janvier prochain, la juge britannique Vanessa Baraitser fera part de sa décision concernant la demande d'extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis. Il appartiendra alors au gouvernement britannique de confirmer ou non cette décision.

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Elections aux USA : blanc bonnet ou bonnet blanc ?

Le Bureau Politique du PCB (BP) a pris connaissance du résultat des élections présidentielles US qu’il considère comme un choix entre la peste et le choléra. Au service du grand capital, les médias tous puissants ont confronté sur leur ring le milliardaire républicain Donald Trump, xénophobe et climato-sceptique,  au brave Joe Biden, démocrate et humaniste.

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