Discours du 1er mai, prononcé à Liège par le Cde Marc Tondeur

Chers amis, chers camarades,

En ce 1erer mai,

Qui n’a pas entendu « Les syndicats, ça ne sert plus à rien », « les syndicats, c’est tous des profiteurs » ou encore « les syndicats empêchent les gens d’aller travailler », « ils nous prennent en otage » etc.. Ces propos attestent de l’influence de la droite et des médias à sa botte. Nous invitons les auteurs de tels propos d’interroger leurs parents et leurs grands-parents pour savoir ce qu’il en est…

N'oublions jamais que ce sont les travailleurs organisés en syndicat qui ont créé le rapport de force nécessaire à la constitution du patrimoine social. C’est ce patrimoine qui a permis une formidable amélioration du bien-être de ceux qui n’en possèdent pas. Ne perdons pas de vue que la remise en cause de ce patrimoine est toujours à l’ordre du jour de la droite.

En effet, le patronat n’a jamais offert les 3 X 8 heures, c’est-à-dire 8 heures de travail, 8 heures de repos et 8 heures de loisir. Les congés payés, le droit à la pension, à la Sécurité sociale et ses allocations, et l’émancipation des femmes ont été conquis de haute lutte, par d’immenses sacrifices, des larmes, et parfois du sang. Imagine-t-on encore aujourd’hui de travailler toute l’année, sans repos, en considérant le travail comme unique but de l’existence comme il l’était au 19e siècle quand les gens vivaient pour travailler ?

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Lahbib en Israël : une visite inappropriée, une phrase qui tue

Lettre de Pierre Galand, Président de l'Association belgo-palestinienne (*) à Hadja Lahbib, notre Ministre des Affaires étrangères.

À quand un sursaut ?

 

Madame la Ministre des Affaires étrangères,

Le 27 mars, à la suite de votre visite au kibboutz de Niz Oz en compagnie du chef de la diplomatie israélienne Israel Katz, vous déclariez : “Nous sommes d'accord sur les objectifs [d'Israël] mais pas sur les moyens.”

Mesurez-vous ce que vous faites et ce que vous dites ?

Ce que les Palestiniens de Gaza attendent de vous, c'est une condamnation ferme et sans réserve de la guerre génocidaire contre Gaza. Vos relations diplomatiques avec le partenaire israélien, que vous qualifiez de "franches, ouvertes et sans tabou", risquent tout simplement d'apparaitre comme une grave compromission avec les auteurs d'un génocide.

Nous rappelons au gouvernement belge que la résolution 2728, adoptée ce lundi 25 mars par le Conseil de sécurité, exige un cessez-le-feu immédiat. Elle oblige l'ONU et ses membres à intervenir, de la même manière que s'imposent les ordonnances de la Cour internationale de justice du 26 janvier 2024. Le gouvernement israélien a annoncé qu'il n'entendait respecter ni l’une ni les autres.

Notre gouvernement, pour ne pas être accusé de complicité de génocide, se doit de prendre d'urgence des mesures. Dans un premier temps, convoquer l'ambassadeur d’Israël pour lui signifier que la Belgique ne peut se satisfaire des refus opposés par son gouvernement à la CIJ et au Conseil de sécurité des Nations Unies et que, sans un revirement de sa décision de poursuivre la guerre, la Belgique prendra des sanctions politiques et économiques contre Israël pouvant aller jusqu'à la suspension totale de nos relations diplomatiques avec lui. Exprimer également notre inquiétude pour les prisonniers politiques palestiniens – parmi lesquels Marwan Barghouti dont il faut exiger des nouvelles et la libération – dont les conditions de détention se sont dramatiquement dégradées. Exprimer clairement notre opposition à la poursuite de la colonisation des territoires en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Par ailleurs, la Belgique doit sans retard rappeler son ambassadeur à Tel Aviv et appeler les autres membres de l'UE à en faire autant.

Enfin, avec l'UE et les moyens appropriés, y compris une intervention de force, la Belgique se doit de briser le blocus et d'entrer à Gaza pour faire parvenir les secours humanitaires en suffisance à la population martyre gazaouie.

Dans le même temps, notre pays doit, avec le CICR, déployer une diplomatie active pour la protection des civils israéliens détenus par le Hamas et pour la protection de tous les prisonniers politiques palestiniens arrêtés en masse en Cisjordanie depuis le 7 octobre dernier.

Pierre Galand

Président de l'ABP

(*) voir aussi http://www.defenddemocracy.press/more-than-200-civil-society-organisations-demand-the-suspension-of-the-eu-israel-association-agreement/

Marc Tondeur, le 29 mars 2024

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Les "complots de mort" autour d'Assange

La CIA, puis le ministère américain de la justice pourraient prendre des mesures visant à tuer le fondateur de Wikileaks, Julian Assange.

Par Kellie Tranter (avocate, chercheuse et défenseure des droits de l'homme), le 18 février 2024, Declassified

 

Des documents obtenus dans le cadre de demandes d'accès à l'information (FOI) ont révélé un aspect inquiétant des efforts officiels australiens concernant le fondateur de Wikileaks, Julian Assange.

En septembre 2021, le DFAT a pris connaissance d'articles de presse détaillant les plans de la CIA pour assassiner Assange à Londres. Le complot révélé aux journalistes de Yahoo News, qui se sont entretenus avec plus de 30 sources des services de renseignement, impliquait que la CIA envisage d'empoisonner Assange à l'ambassade d'Équateur ou de l'abattre s'il tentait de s'enfuir.

Les documents du DFAT obtenus par Declassified Australia ne font état d'aucune démarche en faveur de la vie d'Assange à la suite de ce développement. Cela ne veut toutefois pas dire que des démarches n'ont pas été entreprises ailleurs.

Aujourd'hui, alors qu'Assange fait face à une extradition imminente vers les États-Unis, un autre risque mortel se profile à l'horizon.

Il est tout à fait possible que de nouvelles accusations soient portées contre lui aux Etats-Unis. Rappelons que 17 chefs d'accusation supplémentaires ont été ultérieurement ajoutés par les autorités américaines au chef d'accusation initial pour lequel il a été arrêté à l'ambassade en 2019.

L'année dernière, des rapports ont fait apparaître que les enquêteurs du Federal Bureau of Investigations (FBI) continuaient d'interroger d'autres témoins à la recherche de nouvelles preuves potentielles contre Assange. La probabilité de nouvelles accusations après l'extradition vers les États-Unis doit être considérée comme une réelle possibilité.

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