Non à la répression d'Erdogan, soutien aux démocrates turcs!

Suite à la tentative de coup d’état militaire avortée en Turquie, le régime du  président Erdogan sort renforcé. Celui-ci profite de la situation et a les mains libres pour justifier la plus violente répression que la société civile de ce pays ait connu dans ces  derniers temps pourtant déjà assez peu démocratiques.  Les détentions arbitraires se comptent par dizaines de milliers, les lynchages des opposants encouragés par le parti du régime font leur apparition.  Le PCWB s’inquiète aussi de la proposition rétrograde de rétablir la peine de mort, qui servira d’instrument de justice politique et de classe.

Le Parti communiste tient ainsi à exprimer sa solidarité envers les travailleurs, les démocrates, les mouvements progressistes de ce pays et, bien entendu, envers nos camarades communistes, syndicalistes et progressistes  qui ont compris que la lutte pour une société plus juste ne viendra pas des coups d'état mais de la poursuite de leurs luttes. Raison de plus qui explique pourquoi ces mouvements seront une nouvelle fois victimes de la féroce répression d’Erdogan.

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Nice : au-delà de la terreur et de la douleur, les responsabilités

 

La barbarie terroriste qui s'est encore exprimée à Nice mérite bien plus que des condoléances et nous exprimons notre évidente compassion et notre plus sincère solidarité pour tant de drames humains que cette barbarie provoque.  Elle exige aussi de préciser et de dénoncer les responsabilités. Après le Bataclan, après Zaventem et Maelbeek, Nice n'est que la dernière manifestation d'une série de crimes qui ne semble pas vouée à s'arrêter, bien au contraire. Ce crime a eu lieu, à la manière d'une sanglante réplique, le jour même où le Président français annonçait qu'il allait impliquer davantage son pays dans les guerres en Irak, en Syrie et ailleurs.

 

C'est justement dans la grave irresponsabilité des dirigeants occidentaux et la complicité de grands médias à leur botte que se trouve une large partie des causes des vagues de terreur que nous subissons. Sous prétexte de motivations humanitaires, qui cachent en réalité des ignobles appétits géopolitiques, Messieurs Bush, Blair et Barroso ont commencé par déstabiliser l'Irak et faire de ce pays une source permanente de vocations terroristes et de guerres religieuses. Non contents de cet "exploit", l'aventure guerrière a continué en Lybie avec Sarkozy, Obama et Cameron comme principaux protagonistes et maintenant elle persiste en Syrie avec François Hollande, Erdogan et leurs alliés du Golfe.

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Forum européen : culture vs austérité

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FORUM EUROPÉEN

"La culture nouvelle commence là où le travailleur et le travail sont traités avec respect" (Maxime Gorki)

L’austérité frappe durement les peuples d’Europe, aggravant la pauvreté et fragilisant les travailleurs. Notre modèle social européen, âprement conquis par le mouvement ouvrier, est mis à mal. Les budgets culturels ne sont pas épargnés, entraînant des difficultés pour les institutions culturelles (musées, salles de spectacles...), la disparition de manifestations culturelles, la précarisation croissante des artistes... L’extrême-droite se renforce, la xénophobie et les intégrismes grandissent. De graves menaces pèsent sur la démocratie, les droits et les libertés politiques. À ce processus... agressif, nous opposons les fondements d’une société plus juste, plus égalitaire, plus libre, plus solidaire : la protection sociale, les services publics, l’éducation... et la culture émancipatrice. Contrairement à la culture « marchandisée », à la « culture fastfood », elle est aussi un moyen essentiel de résistance. Ce forum se propose d’ouvrir la réflexion, le débat et le partage de toutes les alternatives mises en œuvre en Europe pour défendre ce bien commun irremplaçable.

Programme:

Vendredi 5 février

16:30 - Accueil
17:00 - Plénière (exposés et débats)
19:30 - Dîner
20:30 - « Karl Marx, le retour » de Howard Zinn (spectacle du Théâtre des Rues par Jean Delval)

Samedi 6 février

9:00 - Ateliers
12:00 - Pause de midi
12:30 - Plénière (rapports, débats et conclusions)
14:30 - Fin
 

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Le PCWB condamne le coup d'État institutionnel au Brésil

Ce jeudi 12 mai 2016, la présidente Dilma Rousseff, réélue par le peuple brésilien souverain en 2014, a été suspendue de ses fonctions après un coup d'état institutionnel mené par les mouvements réactionnaires nostalgiques de la dictature militaire. Cette même dictature qui avait torturé Dilma Rousseff.


Cet "impeachment" réclamé par le grand patronat brésilien et la finance internationale, fait partie en Amérique latine d'un processus inquiétant de déstabilisation de tous les gouvernements progressistes de manière pseudo-légaliste ou pseudo-démocratique. Les "golpes" parlementaires ont déjà eu lieu en Honduras, au Paraguay et le Venezuela bolivarien en est certainement la prochaine cible. Les pressions externes sont nombreuses (chute du cours du pétrole, entre autres). Quel président en Europe aurait, dans ces circonstances, augmenté le salaire minimum de 30%, comme cela a été le cas au Venezuela?

 

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Privilégier la voie diplomatique et préserver nos droits et libertés !

Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage (Jean Jaurès)

Une semaine après les attentats criminels de Paris et quelques jours après la sanglante prise d’otages de Bamako (Mali), la tension reste à ce point élevée que le niveau d’alerte est rehaussé à Bruxelles depuis samedi pour « parer à une menace imminente ».

Face à la menace terroriste, il importe évidemment de prendre toutes mesures nécessaires pour protéger la population. La gravité de la situation ne doit cependant pas empêcher la réflexion politique tant sur les causes de cet état que sur la manière belliqueuse qui a été choisie pour gérer la crise. Jaurès disait aussi qu’on ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre.

Des remèdes pires que le mal.

Les responsabilités occidentales dans la déstabilisation de ce Moyen-Orient tellement fragile doivent être rappelées : que ce soient celles des USA et de George W Buch, le menteur, en Afghanistan et en Irak ; que ce soient celles de Sarkosy et de Cameron en Libye ; que ce soient celles d’Obama, de Hollande et Cie en Syrie… A cela, on peut ajouter leur complaisance coupable vis-à-vis de la politique colonialiste d’Israël dans les territoires palestiniens ou bien encore leur hypocrisie à l’égard des pétromonarchies arabes. Les droits de l’Homme et de la Femme pèsent bien peu par rapport au baril de pétrole et au business des armes. Partout les logiques de guerre encouragées par l’OTAN ont eu pour conséquences la prolifération des armes et le renforcement des djihadistes.
De nombreux spécialistes en stratégie militaire considèrent que 1° le terrorisme ne sera pas vaincu par des actions militaires ; 2° les bombardements n’ont d’autres effets que de massacrer des milliers de civils innocents et d’engendrer les monstres que les occidentaux prétendent combattre.
Il importe donc que cesse rapidement ce processus belliqueux infernal et que la politique, la diplomatie et la coopération dans l’intérêt prioritaire des peuples viennent enfin à l’avant-plan des relations avec le Moyen-Orient.

Combattre les inégalités et l’austérité mortifères.

Ainsi donc, selon les dirigeants européens tels François Hollande, pour justifier l’effort de guerre qui aggravera immanquablement les déficits budgétaires, « le pacte de sécurité prévaut sur le pacte de stabilité », ce dernier entendant réduire les déficits par des compressions budgétaires dans le secteur social, les services publics, la santé… Le gouvernement Michel ne dit pas autre chose, lui qui sabre à tour de bras dans tous les budgets utiles à la population, démantèle les services publics, exclut les chômeurs… Motus et bouche cousue à la Commission européenne et de tous ceux qui ont refusé de donner au gouvernement grec les moyens de mener la politique de lutte contre la crise humanitaire pour laquelle il avait été démocratiquement élu. Si c’est pour éviter des morts, nos gouvernants doivent savoir que la misère entraine aussi son lot de victimes.
Il serait inacceptable que ces dépenses d’armements consenties ne soient le prétexte à de nouveaux sacrifices pour les travailleurs et leurs familles ou encore pour laisser la misère les plus démunis s’aggraver. Les travailleurs ont entièrement raison de poursuivre leurs actions. Pas de trêve sociale avec les va-t-en guerre du gouvernement !

Pas de Patriot act chez nous !

À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, entend-on dire. Certes la brutalité et la détermination aveugle des terroristes nécessitent des moyens de prévention rigoureux pour protéger la population. Elle les réclame et elle y a droit. Toutefois, il ne peut être question de profiter de cette situation exceptionnelle pour restreindre les libertés démocratiques et particulièrement les libertés syndicales. Ce n’est pas faire un procès d’intention au gouvernement Michel de le souligner car nombreuses sont les voix au sein de la majorité qui se sont prononcées ces derniers mois pour limiter certains droits , comme le droit de grève. La lutte contre le terrorisme ne peut en aucun cas justifier la mise en application des menaces d’un Bart De Wever ou Jan Jambon.

Enfin, plus que jamais, le dialogue avec la population musulmane doit être privilégié à la stigmatisation xénophobe. De même, le droit d’asile doit rester un droit absolu.

Bruxelles, 21 novembre 2015.

Le Comité central du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

 

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