Commémorations du centenaire de l'armistice

Les commémorations du 11 novembre amènent leur lot de discours pseudo pacifistes pour célébrer la fin d'une guerre créée par des bourgeoisies aux intérêts différents. Le PCB tient à rappeler que la fin de la 1e guerre mondiale en Europe occidentale est liée au refus des soldats, ouvriers et paysans de continuer une guerre qui n'était pas la leur. La bourgeoisie craignait la propagation des conseils ouvriers, des mutineries comme à Kiel en Allemagne qui provoquèrent la fin du Reich et l'abdication du monarque Guillaume II. Elle craignait également la propagation des idées de la révolution d'Octobre, victorieuse qui promettait pain, terre et paix.

La paix issue de l'armistice du 11 novembre que tente de nous vendre la bourgeoisie n'est pas une vraie paix mais un nouveau partage impérialiste et colonial du monde avec entre autres la signature des accords Sykes-Picot qui furent secrètement conclus en 1916 entre la France et l'Angleterre avec l'aval de la Russie et de l'Italie pour aboutir à la fin de la guerre au partage du moyen orient en zones d'influence au profit des signataires et qui eut et a toujours des sinistres conséquences pour les peuples concernés et la paix. C'est également le début de la honteuse nouvelle aventure coloniale du Ruanda-Urundi par la Belgique qui s'est également tristement illustrée par l'occupation de la Ruhr en Allemagne. L'opposition de notre parti à l'occupation avait conduit à l'arrestation de nombreux camarades.

Il n'est clairement pas permis de célébrer une paix européenne alors que les états impérialistes occidentaux ont poursuivi après le 11 novembre 1918 la guerre à l'Est "pour jouer les arbitres" selon les honteux mots de la RTBF du journal du 7 novembre 2018. Leur but était de réprimer la révolution bolchévique en Russie et son influence dans toute l’Europe, ou la République des Conseils en Hongrie.

Aujourd'hui, face à une prétendue menace extérieure qui permet de minimiser les tensions sociales internes, les états impérialistes européens, avec la complicité des oppositions socio-démocrates, profitent des commémorations pour nous vendre, près de 60 ans après la 1e tentative, une Europe de la défense qui ne sera qu'un bras armé pour exporter la guerre et la misère. Le Parti Communiste de Belgique s'oppose et continuera à s'opposer à une défense européenne et à l'OTAN, à l'achat d'avions et de tout autre matériel de guerre, à l’exportation d’armes vers des régimes réactionnaires et exige toujours la fermeture de la base de Kleine Brogel. L'Union européenne n'est pas la paix. Le PCB rejettera également toutes les commémorations qui servent de prétexte à réhabiliter des criminels comme Pétain en France.

Ni Europe de la Défense, ni OTAN,

Pour une armée de défense et non d'attaque

Pour la réduction des crédits de guerre

Pour la paix, pour le socialisme

 

Le 11 novembre 2018

 

Le bureau politique du PCB

Lire la suite

 Imprimer  E-mail

Pour un monopole public de la Poste

Depuis ce jeudi 7 novembre, les différents secteurs de Bpost ont entamé une grève tournante qui durera au moins jusqu'au 13 novembre. Le Parti Communiste de Belgique soutient la lutte des postiers qui sont méprisés par la direction de BPost alors que leurs conditions de travail se sont aggravées depuis l'instauration de Géoroute qui fait perdre des milliers d’emplois en aggravant les conditions de travail des postiers.

Le courrier est en chute libre c’est un fait. Mais les colis sont en augmentation de près de 200 %. Le personnel n'est plus capable de gérer, d'assurer toutes les tournées. Le recours de plus en plus fréquent à des intérimaires et le manque de personnel persistant met en état d’épuisement les postiers qui sont sous pression permanente de la direction.

La privatisation c’est la mort du service public. Depuis octobre 1992, la « Régie des Postes » est passée sous le statut d’Entreprise publique autonome sous le nom de « La Poste ». Le Parti Communiste de Belgique rappelle la lourde responsabilité du Parti Socialiste dans la privatisation de la poste par les plans « Team consult » et la prise d'intérêt de la multinationale GB Partner. Depuis lors c’est la descente aux enfers de la privatisation pour le personnel.  Lors des débats sur l’introduction de la directive « services » Drieu Godefridi (Institut Hayek), Maître à penser du Premier Ministre Charles Michel, écrivait : « les services représentent 70 % de l'économie européenne. En ne les libéralisant pas, l'UE reste en deçà de l'objectif des traités fondateurs de 1957. C’est donc bien la construction européenne qui veut transférer la richesse collective vers les entreprises privées. La libéralisation appliquée avec un grand zèle par les différents gouvernements en accord avec l'Union européenne a amené la concurrence, affaibli le secteur public, et divisé les travailleurs.

Si on veut sauver les services publics il faut unifier leurs luttes, s’opposer frontalement et globalement à la privatisation et il est nécessaire de rejeter l’Europe du capital.

Le Parti Communiste de Belgique défend le monopole public de la poste.

Pour la sortie de la Poste de la bourse et pour la fin de la bourse.

 

Le Bureau Politique du PCB

Le 9 novembre 2018

 

 

Lire la suite

 Imprimer  E-mail

Brésil : soutenir la résistance au fascisme

Le parti communiste de Belgique affirme sa solidarité internationale de classe avec les travailleurs et travailleuses au Brésil qui entrent aujourd’hui en résistance contre le nouveau pouvoir fasciste. La victoire de l’extrême-droite hier au brésil légitimise le coup d’État mené en 2016 contre la présidente démocratique élue, Dilma Rousseff, et va poursuivre la destruction de tous les droits des travailleurs et conquêtes sociales et la privatisation du patrimoine public largement entamées sous le gouvernement putschiste de Michel Temer.

Le programme de Bolsonaro est un programme réactionnaire soutenu par les bancs parlementaires du BBB (Boi – les grands propriétaires et éleveurs de bétail, Bala – le lobby des armes et Biblia – les groupes évangéliques du renouveau Charismatique), c’est-à-dire les grands propriétaires terriens, le lobby des armes et les groupes évangéliques du renouveau Charismatique. Leur discours de haine, qui vise à criminaliser les mouvements sociaux et le communisme, a séduit la petite bourgeoisie qui était pourtant sortie de la pauvreté grâce aux programmes sociaux des gouvernements PT (parti des travailleurs) et est aujourd’hui menacée de déclassement. Une partie des couches populaire a également voté contre ses intérêts de classe en soutenant Bolsonaro qui se présente comme le champion de la lutte contre la corruption alors que sa campagne a été financée de manière illégale.

Cela prouve que la politique de conciliation de classes est un échec et que la seule issue sera une confrontation claire, ouverte. La bourgeoisie regroupée autour de Bolsonaro a gagné et menace la souveraineté nationale du Brésil, notamment sur le plan diplomatique régional en Amérique latine et sur le plan des ressources naturelles comme l’eau et le pétrole, en les abandonnant aux intérêts capitalistes occidentaux et en particulier étasuniens. L’arrivée au pouvoir de Bolsonaro est une menace réelle pour la paix en Amérique du Sud et notamment au Venezuela.

Le fait que Bolsonaro ait déjà affirmé qu’il ne contrôlera pas les milices paramilitaires (qui ont déjà attaqué la caravane de Lula en mars dernier) et l’encouragement de la torture rappellent évidemment les heures les plus sombres du Brésil. Bolsonaro est un nostalgique de la dictature militaire qui a sévi de 1964 à 1985, allant jusqu’à déclarer que l’erreur fut de torturer et de ne pas tuer suffisamment de communistes, syndicalistes, socialistes et progressistes.

Le PCB apporte son soutien à ceux qui se battent pour les droits des travailleurs, des noirs, des indigènes, des femmes et des LGBT+.

La peste brune qui progresse dans le monde entier doit être combattue en affirmant notre solidarité, que ce soit au Brésil en Pologne, en Ukraine, en Hongrie, avec tous les camarades, mouvements progressistes et révolutionnaires et aux organisations syndicales de classe, aujourd’hui juridiquement et physiquement menacés. Le PCB affirme être prêt à organiser des actions de solidarité, dont l’organisation d’accueil d'éventuels réfugiés.

Au Brésil, comme en Europe, comme en Belgique, il est vital d’avoir un parti communiste fort, qui avance avec un programme révolutionnaire et d’avant-garde. C’est en luttant pour le socialisme/communisme qu’on combat le fascisme.

Bruxelles, le 29 octobre 2018

Le Bureau Politique du PCB


Lire la suite

 Imprimer  E-mail

Lutter contre la pauvreté : une urgence.

Le Parti communiste de Belgique apporte son soutien à tous ceux et toutes celles qui manifesteront demain à Leuven et à Namur et luttent au quotidien contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Le temps des promesses électorales est passé. Nous ne pouvons accepter que 2,3 millions de personnes en Belgique (20% de la population) soient dans des situations précaires alors que l’évasion fiscale a atteint 220 milliards en 2016 (d’où perte de 60 milliards d’impôts) et que le nombre de millionnaires en Belgique est passé de 75000 en 2007 à 114000 en 2017.

Le PCB s’oppose à toutes les politiques qui visent à chasser les pauvres et non à lutter contre la pauvreté. Il s’oppose à toutes les attaques contre les chômeurs.


Le PCB soutient et luttera aux côtés de toutes les forces qui se battent et
- Défendent le refinancement des CPAS et refusent leur fusion avec les communes
- Défendent le relèvement des minimas sociaux
- Défendent l’augmentation du salaire minimum
- Font du logement social une priorité
- Exigent le blocage des prix et la restauration de l’index


Le Parti Communiste de Belgique insiste sur la nécessité d’unir les travailleurs, les chômeurs, les femmes, les jeunes, les pensionnés, les précarisés et immigrés dans la lutte pour le socialisme. L’avenir ne réside que dans la lutte.

Namur, le 16 octobre 2018
Le Bureau Politique du PCB

Lire la suite

 Imprimer  E-mail

La fédération de Liège du PCB maintient une élue à Seraing sur les listes du PTB

Le PCB maintient un élu et même une élue à Seraing sur les listes du PTB. C’est le fruit de notre alliance depuis 2012. Bravo à notre camarade Fernande Servais qui siègera aux côtés de 10 camarades du PTB.
 
Merci à tous les camarades du Parti qui se sont impliqués dans cette campagne où nous avons porté l’idée que l’espoir réside seulement dans la lutte, en rappelant que la gestion des communes dépend des décisions de l’UE, coordination des impérialismes nationaux. Nous restons convaincus que seul le pouvoir révolutionnaire des travailleurs peut mettre fin aux mesures anti-ouvrières et antipopulaires : par la dépossession des profiteurs et la collectivisation des grands moyens de production et d’échange.
 
Félicitations à tous les camarades du parti qui étaient candidats. Ils ont réalisé des scores honorables sur les listes du PTB à Schaarbeek/Schaerbeek, Forest/Vorst, à Verviers, dans le district de Waremme, à Seraing, et à Liège où le PCB manque un siège pour quelques voix, ce qui aurait été un bel hommage à Jules Raskin, dernier conseiller communiste à la Ville de Liège et décédé en juin dernier. Les candidats de notre parti recueillent au total 3348 voix. Merci à ceux qui nous ont soutenu. Félicitations aux camarades du PTB.
 
La lutte continue. Prochain rendez-vous dans la rue, ce mercredi à Namur ou à Louvain pour la journée mondiale de lutte contre la pauvreté. Renforcez le Parti communiste de Belgique.

Liège, le 15 octobre 2018

La Fédération liégeoise du PCB

Lire la suite

 Imprimer  E-mail

Interruption volontaire de grossesse ou recours à "un tueur à gages"

Le Parti Communiste de Belgique s'insurge contre les dernières déclarations du Pape François qui considère l'IVG comme un recours à un tueur à gage.

En qualifiant le praticien qui pratique une IVG de "tueur à gage" le pape insulte et menace tout le corps médical qui a lutté pour dépénaliser l'avortement parmi lesquels le docteur Willy Peers éminente personnalité de notre parti.

Il insulte aussi le large mouvement des femmes qui dans les années 70 sont descendues dans les rues pour soutenir ces médecins et réclamer le droit de décider pour elles-mêmes, les femmes qui ont lutté jusqu’à l’obtention d’une loi de dépénalisation de ce droit dans certaines conditions en 1990, dépénalisation pour laquelle elles se battent encore de nos jours. Ce n’est pas un hasard si c’est face à la force de ces mouvements (en Argentine, en Pologne, etc.) que le Pape voudrait aujourd’hui reprendre la main.

Le Parti Communiste rappelle qu'en juin dernier le pape a déjà comparé l'avortement pratiqué en cas de handicap du fœtus à l'eugénisme pratiqué par les "nazis" en oubliant manifestement la complaisance de la majorité du clergé face au nazisme. On peut se demander si le Pape ne fait pas du prosélytisme pour les trois K, Kirche, Kinder und Küche (église, enfant et cuisine) qui caractérisaient l'idéal féminin du nazisme.

En refusant le caractère thérapeutique d'un acte "qui supprime la vie innocente" le Pape passe outre du fait que dans le monde une femme meurt toutes les neufs minutes d'un avortement clandestin ou y survit avec de graves séquelles. Par ses propos scandaleux, le Pape ignore tout simplement le sort de ces dizaines de milliers de femmes.

Qualifié de Pape des pauvres, François devrait se rappeler que l'avortement clandestin touche avant tout les femmes les plus démunies qui n’ont pas les moyens de se faire avorter en toute sécurité. Apparemment le Pape oublie qu'il est un homme et qu'il évolue dans une classe super privilégiée.

Le Parti Communiste estime que derrière son étiquette progressiste, le Pape renforce les courants les plus réactionnaires qui resurgissent partout dans le monde, désignant les futures victimes à la vindicte des obscurantistes.

C’est en 1920 que le pouvoir communiste en Russie a octroyé le droit à l’avortement gratuit et sous surveillance médicale à toutes les femmes d’URSS ouvrant une période de progrès social extraordinaire pour les femmes.

Le Parti Communiste de Belgique continuera à défendre le droit à l’avortement pour toutes les femmes car elles doivent rester libres de décider seules de leur maternité. Le PCB condamne l’hypocrisie de la pseudo-dépénalisation adopte par le MR, le cdH, l’Open Vld, le CD&V et la N-VA.

 

Liège, le 12 octobre 2018

Le Bureau Politique du Parti Communiste de Belgique

Lire la suite

 Imprimer  E-mail

Bel-RTL : information ou propagande

 

Le 24 septembre BEL/RTL, la voix du PRL alias MR, annonce qu'à l'occasion de sa visite à Vilnius en Lituanie, le pape François s'est recueilli à la mémoire des 40000 juifs du ghetto de Vilnius massacrés durant la guerre par les nazis et... les soviétiques.

 

Véritable « Radio trottoir » au service des partis de droite, BEL/RTL accrédite la thèse que l'Union Soviétique aurait été complice des Nazis dans l'extermination des juifs.

 

Une fois de plus le Parti Communiste de Belgique (PCB) dénonce un nouveau mensonge flagrant propagé par la droite et ses médias au service du grand capital, en recourant à un scandaleux amalgame entre nazisme et communisme.

 

Cette nouvelle falsification de l'histoire nous ramène aux méthodes abjectes de la Propagandstaffel (escadron de la propagande) du 3e Reich et de son patron Goebbels, célèbre théoricien du mensonge et de la circulation des rumeurs.

 

Le Parti Communiste de Belgique rappelle que les nazis ont occupé la Lituanie de 1941 à 1944 et ont exterminé 95% de la population juive soit 254000 personnes. Pressentant une fin tragique, les 40000 juifs du ghetto de Vilnius se sont courageusement organisés dans « L’organisation armée des partisans » (FPO) sur le slogan « Nous n’irons pas comme des moutons à l’abattoir ».

 

En plus des actes de sabotage et de l’organisation de son autodéfense, la FPO n’a pas été victimes des soviétiques comme le soutient RTL mais elle s’est jointe à l’Armée soviétique et aux partisans (résistants soviétiques) dans leur lutte contre les nazis. 

 

Le Parti Communiste de Belgique dénonce fermement ces affirmations mensongères qui insultent la mémoire de tous ceux qui ont péris dans la résistance au nazisme, dont 6 millions de juifs et 11 millions de soldats soviétiques, en rappelant que la montée en puissance de l’idéologie nazie est indissociable du soutien que les partis de droite et le grand capital accorda au parti Nazi dès 1922.

 

 

 

Le Parti Communiste de Belgique considère que la désinformation entretenue par BEL/RTL s’inscrit tout à fait dans une Europe qui soutient indirectement l’extrême-droite et le populisme, dans le but de désactiver la résistance à l’infamie des traités Européens ou Transatlantique pour neutraliser toute perspective d’alternative à la pensée unique libérale, 

 

Seule l’unité populaire et la lutte peuvent faire barrage à la dictature du capital.

 

 

 

Bruxelles Le 28 septembre 2018.

 

 

 

Le Bureau Politique du Parti Communiste de Belgique

Lire la suite

 Imprimer  E-mail