Le 37me congrès honore Joseph Jacquemotte.

Ce samedi 10 octobre dernier une délégation du 37me congrès s’est rendu au cimetière de Saint Gilles à Bruxelles pour rendre hommage à Joseph Jacquemotte (1883-1936), fondateur du Parti Communiste de Belgique PCB/CPB et de son journal historique « Le Drapeau Rouge ».

Fils d'un sous-officier de carrière d'origine ouvrière et liégeoise, Joseph Jacquemotte étudie à l'école des pupilles de l'armée dont il est réformé pour sa vue à 16 ans. Obligé de gagner sa vie il travaille comme employé dans les grands magasins de Bruxelles d'où il est licencié pour activité syndicale. En 1913, sa participation à la grande grève pour le suffrage universel lui vaut trois mois de prison. Devenu permanent syndical, en 1914, il mène la première grève des employés au Grand Bazar de Bruxelles. Durant la première guerre mondiale Jacquemotte s'écarte du réformisme et adhère au courant « socialiste-révolutionnaire » qui s’exprimait au sein du Parti Ouvrier Belge (POB) dans le journal « L’Exploité ». En 1918 il décide de structurer ce courant dans le groupe « les amis de l'exploité » qui est exclu du POB. Cette exclusion convaincra Jacquemotte de fonder le Parti Communiste de Belgique en mai et septembre 1921. En 1924 il devient membre du comité exécutif de l'Internationale Communiste et est élu député de Bruxelles dès 1925. L'implication importante de Jacquemotte dans les luttes sociales de l'époque assure une percée électorale du P.C.B. aux élections de 1932, où Julien Lahaut et Henri Glineur le rejoignent à la chambre.

Comme Lahaut il s’oppose au sectarisme et défend en vain une unification du PCB et du POB. C’est dans cet esprit qu’en 1936 il appelle les militants du parti  à soutenir l’élection de Van Zeeland, candidat du Parti Catholique, pour barrer la route au fascisme et à son leader Léon Degrelle.

Joseph Jacquemotte meurt le 11 octobre 1936, dans le train qui le ramenait à Bruxelles de l’imprimerie de « La Voix du Peuple », le nouveau quotidien qu’il venait de lancer.

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37e CONGRES - 3 octobre 2020 à Bruxelles

Le 37ème Congrès du Parti communiste de Belgique s’est tenu le 3 octobre 2020 au Centre Garcia Lorca à Bruxelles.

Outre l’adoption de deux documents politiques, consacrés à la crise interne du PCB et à la crise mondiale aggravée par la pandémie de Covid-19 (publiés ci-dessous), le Congrès a élu une nouvelle direction. Le nouveau Comité central est composé de 8 membres, pour moitié des membres démissionnaires du Comité central précédent et pour moitié de nouveaux membres.

 

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Les tenants et aboutissants de la crise actuelle du PCB

  

Document politique du 37e congrès du PCB

(version définitive approuvée par le 37e congrès du PCB/CPB le 3 octobre 2020 à Bruxelles)

 

Sommaire 

Introduction 1

I. Les questions du gauchisme au PCB

I.1 Dictature du prolétariat ou pouvoir des travailleurs

I.2 Mention ou décision

I.3 Classe contre classe ou lutte de classes

I.4 Appréciation ou louange à la Corée du Nord

I.5 Centralisme démocratique ou autocratisme centralisé

I.6 Langage du 21e siècle ou langue de bois

II. La responsabilité du gauchisme dans la crise du PCB

Résolutions finales

Introduction

Par souci d’expliquer la crise que connaît notre Parti, il nous parait important de revenir sur la tenue de son dernier et 36e Congrès, dont l’interprétation des actes par une minorité de « gauchistes » a suscité des interrogations et des divergences essentiellement idéologiques, ainsi que de nombreux malaises et divisions parmi les membres. Si le 36e congrès nous a permis de mettre un terme à une évolution réformiste, les déclarations triomphalistes de la minorité sur le « retour à nos fondamentaux » ne signifie nullement notre adhésion à un gauchisme infantilisant et le recours à  un langage fossilisé.

C’est dans ce sens que ce 37e congrès doit répondre aux questions suivantes:

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Les défis du « monde post-COVID-19 »

 

Document politique du 37e congrès du PCB

(version définitive approuvée par le 37e congrès du PCB/CPB le 3 octobre 2020 à Bruxelles)

 

Remarque

Ce document entend fournir des clés de réflexion sur la crise mondiale provoquée par cette pandémie de COVID-19 et des recommandations aux communistes pour ne pas tomber dans les pièges tendus par les élites dirigeantes belges et occidentales. Il a donc pour ambition de synthétiser nos analyses et positions en Belgique et dans le monde de 2020 et d'imaginer des stratégies renouvelées en vue de faire progresser la lutte vers le socialisme.

Sommaire

·         Introduction 

·         La Belgique durement touchée 

·         La mutation des conditions de travail

·         La mondialisation en échec 

·         Le changement climatique et la planification écologique

·         Militarisme et impérialisme toujours à la manœuvre 

·         Les luttes à venir 

·         Colonisation et racisme, éviter les dérives

·         Résolutions  

Introduction

Un minuscule virus a mis à genoux les économies mondiales. La plupart des pays de la planète connaîtront en 2020 un recul inédit de leur PIB, en particulier les États occidentaux, dont ceux de la zone euro.

Si – actuellement – la pandémie semble plus ou moins sous contrôle en Europe occidentale, il n'en va pas de même dans de nombreux pays du monde (États-Unis, Amérique latine, Inde...) où le « pic » de contaminations et décès ne semble pas encore atteint, nul ne peut prédire l'évolution de la pandémie de COVID-19, mais il est clair que – en l'absence de vaccin – l’extrême contagiosité de la maladie rend vulnérables tous les pays tant que des foyers subsisteront ailleurs dans le monde.

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Julian Assange face à la demande d'extradition

Un monde qui renverse la raison. Un innocent est en prison. Les criminels de guerre sont libres.

Les audiences concernant la demande d'extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis ont repris à Londres le 7 septembre. Initialement prévues pour 3 semaines, elles se seront prolongées jusqu'à la fin de septembre.

Elles ont permis d'entendre des témoignages très forts. Notamment ceux de journalistes qui ont travaillé avec Julian Assange à la publication des documents relatifs aux crimes de guerre commis en Afghanistan et en Irak par les troupes etasuniennes ou alliées, ceux-ci ont insisté sur l'attention qu'Assange portait à la sécurité et au soin qu'il mettait à faire effacer les noms des personnes que la publication aurait pu mettre en danger. D'autres témoins ont parlé de l'apport des publications de WikiLeaks pour leur travail (dans différentes ONG) auprès des prisonniers de guerre, pour la dignité des victimes…

Daniel Elsberg, lanceur d'alerte pendant la guerre du Vietnam, a répété l'importance pour les journalistes de pouvoir travailler avec des sources en protégeant leur anonymat et l'importance pour la démocratie de pouvoir transmettre des informations que les gouvernements voudraient garder secrètes mais utiles et importantes pour le public.

Alors que l'impact que pourrait avoir l'extradition sur la vie de Julian Assange avait été seulement évoqué les premières semaines, lors de la troisième, la parole a été donnée à des experts médicaux à propos de sa santé mentale. Ce point sensible est important étant donné que la loi britannique sur l'extradition de 2003 et la convention européenne des droits de l'homme ( article 3) s'opposent à l’extradition de personnes souffrant de troubles qui pourraient être aggravés par celle-ci. De tous ces témoignages, on peut en tout cas retenir que ce sur quoi Nils Melzer, rapporteur de l'ONU sur la torture, attirait l'attention depuis des mois s'avère tout-à-fait vrai et qu'il est regrettable qu'il n'ait pas été écouté…

A la fin des audiences, la défense aura 4 semaines pour déposer ses conclusions, puis l'accusation aura elle aussi quelques jours. Cela nous mènera mi-novembre. La juge Baraitser parle de rendre ses conclusions fin 2020 ou début 2021.

Nous devons donc à nouveau réclamer avec force la libération conditionnelle de Julian Assange immédiatement ainsi que l'abandon total des charges à son encontre.

MFD

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Le courage et le dévouement du personnel soignant

La crise sanitaire de 2020 a été maîtrisée grâce au courage et au dévouement du secteur de la santé. Toutes les catégories du personnel hospitalier se sont dépensées sans compter, face à des situations épuisantes, tant au plan physique qu’émotionnel.

La crise a aussi mis en évidence le sous-financement du secteur, conséquence des politiques budgétaires d’austérité mises en œuvre par les gouvernements fédéraux successifs, sur instructions de l’Union européenne.

 

Face à cette situation, les Communistes soutiennent sans réserves les revendications du personnel soignant.

 

Ils revendiquent :

 

- La revalorisation des rémunérations du personnel hospitalier de base.

 

- Une politique volontariste de recrutements visant à soulager le personnel hospitalier.

 

- Dans un souci de cohérence et d’efficacité, la re-fédéralisation de plusieurs compétences liées à la politique de santé publique.

 

- Le renforcement d’une sécurité sociale forte et, de manière générale, la défense et le refinancement des services publics.

 

Lisez le Drapeau Rouge

 

 

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Festival der Jugend : Contribution au débat sur la lutte environnementale

"Pendant plusieurs semaines, l’actualité politique en Belgique a été marquée par la question écologique. Des milliers de jeunes ont manifesté chaque jeudi pour le « climat » à la suite de l’appel à la grève de Greta Thunberg. C'est l'expression sur le terrain d'une grande prise de conscience des dangers qu'encourent la planète.

Les Jeunes Communistes de Belgique ont suivi avec attention et parfois participé à ce mouvement social multiforme. La responsabilité des multinationales dans l’émission de CO2 a été pointée par de nombreux jeunes et organisations politiques mais cela n’a pas encore conduit à la remise en cause du système de production qui épuise la nature.

La bourgeoisie continue d’imposer un discours de culpabilisation (arrêt de l’utilisation des téléphones) et de responsabilisation individuelle (revendication d’une taxe carbone pour les véhicules) qui a circulé, traversé et même été repris par une partie du mouvement. Elle a également encouragé et récupéré pour partie ces grèves, en donnant congé aux élèves, détournant le principe même de la grève pour protéger ses intérêts. Des programmes de sensibilisation ont été mis en place dans les écoles évacuant la question centrale du mode de production capitaliste.

Les jeunes communistes de Belgique y sont évidemment opposés, car en ne mettant en avant que de manière superficielle la question climatique (qui devrait davantage être écologique) et en évitant la question sociale (alors que les deux sont intrinsèquement liées), cela a contribué à écarter la jeunesse populaire du mouvement de manifestations devenu interclassiste.

Les jeunes communistes de Belgique considèrent qu’il est indispensable de prendre en compte les intérêts et besoins de la jeunesse populaire qui subit ainsi une nouvelle forme de la lutte des classes entre ceux qui ont les moyens de modifier leur consommation individuelle et se donnent bonne conscience et ceux qui doivent se serrer la ceinture au quotidien. C’est le rôle de la JC de conscientiser la jeunesse contre cette société de consommation et le marché et de donner une orientation anticapitaliste au mouvement écologique. Celle-ci ne passera pas par les thinks tanks, groupes de réflexion, libéraux lancés par la leader du mouvement en Belgique Anuna de Wever, qui souhaite influer sur les partis bourgeois desquels nous n’avons rien à attendre si ce n’est qu’ils continuent leur politique néfaste pour la jeunesse et la planète.

Alors que le mouvement s’est éteint parce que sa stratégie accordait trop d’importance aux élections, nous estimons ainsi qu'il est nécessaire de nous unir dans les luttes et de porter dans les prochaines manifestations la revendication de la gratuité et du monopole des transports publics dont dépendent au quotidien de nombreux élèves et travailleurs et d’élargir les revendications à la conquête de droits dont l’école vraiment gratuite, le rétablissement des allocations d'insertion…

Mais il est clair que pour mettre fin à l’épuisement de la nature et à l’exploitation de l’Homme par l’Homme, il faudra nécessairement changer de système. Cela ne pourra se faire que par une planification économique et écologique par les travailleurs qui réponde aux questions de comment produire et pour qui produire, qui réponde à nos besoins, c’est-à-dire le socialisme."

[NL / DE] 

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