CORÉE DU NORD: HALTE AUX PROVOCATIONS DU MILITARISME AMÉRICAIN

 

Les menaces répétées d'intervention militaire du Président Trump contre la République populaire de Corée ne font que traduire la volonté de son administration de réaffirmer son hégémonie militaire et économique face à la Chine et à la Russie. 

 

Indépendamment du jugement que l’on peut avoir sur le régime de Pyongyang, il faut comprendre que le peuple nord-coréen garde en mémoire les gigantesques massacres, si peu connus et diffusés en Occident, qu’il a subis pendant les années 1950-53 de la guerre de Corée où au nom, comme toujours, de la liberté et des droits de l'Homme, l'aviation militaire américaine semait quotidiennement d’interminables et meurtriers tapis de bombes : plus de 600 000 tonnes dont plus de 30 000 de napalm en trois ans pour un pays six fois plus petit que la France. À cette époque il s’en fallut de peu pour que l’arme nucléaire soit utilisée et entraîne une 3e guerre mondiale. Ce qui précède ne peut faire oublier le rôle du Japon, l'autre puissance menaçante, chaque fois plus militarisée et avec des ambitions nucléaires ; le Japon qui colonisa la Corée au début du XXe siècle dans les suites de la guerre Russo-japonaise pratiquant d’atroces mesures répressives et d'humiliation envers le peuple coréen. Pratiques répétées pendant la deuxième guerre mondiale dont, notamment, celle de l'esclavage sexuel imposé à des dizaines de milliers de femmes coréennes.

 

Il est regrettable que les efforts diplomatiques déployés dans les années 80 par la Corée du Nord pour la dénucléarisation de la péninsule n’aient jamais été suivis d’effet ni par les États-Unis qui ont poursuivi leur politique impérialiste d’encerclement de la Chine et de la Russie, ni par la communauté internationale. 

 

 

Constater que la première puissance militaire de la planète qui possède 95 % du total des bases militaires hors territoire et qui n'arrête pas de les semer (elle en possède déjà plus de 800 dans environ 160 pays et territoires étrangers) s'auto-octroie le rôle de veilleur de la paix ne peut qu'indigner l'opinion démocratique et progressiste mondiale. Aujourd'hui où le tropisme agressif du gouvernement américain vise aussi le Venezuela, pays coupable d'insoumission vis-à-vis des intérêts des grands monopoles et de leurs mentors à Washington, nous ne pouvons qu’enregistrer les grands dangers que court la paix dans le monde.

 

Pour dire non aux politiques de guerre dictées par le business de l'industrie de l'armement avec la complicité des médias mensongers, il nous semble urgent de relancer un large et véritable Mouvement de la paix héritier des grandes luttes de jadis et capable d'organiser une résistance déterminée contre les fauteurs de guerre.

 

Bruxelles, 14.08.2017

 

Le BP du PC

 

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