Les autorités de Turquie cherchent-t-elles une guerre civile avec les kurdes?

 Le Premier ministre turc, M. Erdogan, vient d'engager une opération d'arrestation et de répression de grande ampleur et systématique contre les kurdes, dans 17 villes dont Istanbul, Diyarbakir et même la ville de Van qui est encore sous le choc d'un puissant séisme. Cette opération a visé en particulier toutes celles et ceux qui refusent l'affrontement militaire et appelle à une solution pacifique. Comment le chef du gouvernement de Turquie peut-il prétendre qu'il lutterait ainsi contre le terrorisme alors qu'il attise lui-même les tensions et la violence dans son propre pays?

 

Des perquisitions ont été menées dans les locaux de la mairie de Diyarbakir et jusqu'au domicile de Leila Zana*. En réprimant aussi brutalement et à une telle échelle, en provoquant tant d’humiliations, les autorités de Turquie cherchent-t-elles la guerre civile? La question se pose. Les députés du BDP, parti démocratique des kurdes, n'ont de cesse, au sein de l'Assemblée nationale, d'alerter contre cette très dangereuse escalade.

 

L'Europe et la France se contenteront-elles, une fois encore, d'un silence complice et coupable face à cette violence consternante et face au refus obstiné de laisser un peuple vivre en liberté et en paix dans le respect de ses droits?

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 
* TURQUIE: Leyla Zana, la seule femme député kurde...

 

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