INTERVENTION DU PRESIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE DE SYRIZA, ALEXIS TSIPRAS

L'establishment politique, dépendant, discrédité et catastrophique et son Premier Ministre fatidiquement choisi a donné hier notre pays comme otage et esclave, pour de nombreuses décades, à ses prêteurs.

Ils ont restauré le contrôle financier international, pour provoquer la banqueroute qu'ils endossent.

Ils ont hypothéqué la Grèce sous la loi anglaise.

Ils ont réduit notre vie et la vie de nos enfants, à la pauvreté permanente.

C'est un chef politique banqueroutier, qui n'a pas le courage, ni l'honnêteté de regarder le peuple grec dans les yeux.

Ils sont responsables devant l'histoire de notre pays et du peuple grec.

La parodie des "négociations de dernière minute" dans un décor dramatique, a simplement ratifié la dégradation de notre souveraineté nationale et de notre dignité, de l'humiliation de la démocratie, de la transformation de la Grèce en un pays du Tiers-Monde.

Ce leadership de nains politiques signe la soumission du pays aux banques, au capitalisme vulgaire et au chauvinisme économique de Mme Merkel. Et, en même temps, ouvre la voie à la sortie de la Grèce de l'Euro, succombant au problème rapace qu'ils ont créé eux-mêmes.

Nous ne devrions pas leur permettre alors d'achever ce crime contre le people grec, ce crime contre le pays.

Le paquet de la banqueroute ne passera pas!

Maintenant, c'est le temps du peuple. Maintenant, c'est le temps de l'unité patriotique et démocratique de tous.

Il est temps que le peuple prenne son destin de cohésion sociale et de démocratie entre ses propres mains.

Nous pressons tous les Grecs, hommes et femmes, quel que soit leur affiliation ou choix de parti, à développer une large unité de résistance populaire.

Nous appelons les vrais intellectuels, les sociétés spirituelles et scientifiques du pays, d'aller de l'avant dans cette course.

Cela doit se faire dans une lutte sociale implacable, pour la démission du gouvernement Papademos, le rejet de l'accord de prêt et l'appel direct au verdict populaire, qui est un prérequis pour sauver le pays.

Ne laissons pas la Grèce devenir le pays du chômage et l'appauvrissement, le pays de la désolation sociale.

Ne laissons pas la jeune génération et la partie la plus productive de ce pays à migrer ailleurs.

Ce gouvernement, la troïka et les trois partis qui appuient cette humiliation doivent partir!

Syriza est un groupe parlementaire grec de la gauche radicale et membre du PGE. (Traduction: Jean & Nicole – PCWB)

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