100 milliards pour les banques contre les intérêts du peuple espagnol.

Ce week-end, les ministres des finances de la zone euro ont décidé de renflouer les banques espagnoles. Il ne s'agit pas, comme le laissent entendre les commentateurs, de «sauver l'Espagne», mais de sauver les profits des banquiers alors que ce sont eux qui ont organisé l'arnaque immobilière.

Ce sauvetage du capital, les Espagnols vont le payer deux 

fois puisque l’État a absorbé la dette des institutions financières et en devient le garant au plan européen. Ce sont 100 000 milliards d'euros qui ne serviront pas aux ménages, aux PME, à relancer l'économie espagnole. Ce sont 100 000 milliards dont les intérêts serviront encore la spéculation.


 

Bien que le gouvernement affirme surveiller de près les étapes et les conditions de ce renflouement, nous savons d'expérience que les aides aux banques ne développent pas les outils productifs et approfondissent l'impact de la crise. Le gouvernement de Rajoy vient donc d'endetter encore plus l'Espagne et d'augmenter son déficit. C'est 2000 euros par personne que vont devoir payer les Espagnols par de nouvelles coupes budgétaires, l'augmentation de la TVA, la baisse des allocations de chômage. Tout cela aura les mêmes effets que l'augmentation de l'âge de départ en retraite, la baisse des niveaux de pension, la réduction du nombre de fonctionnaires et les privatisations, c'est à dire: la récession économique et la régression sociale. Il s'agit donc d'une nouvelle dette illégitime.

Pour le PGE, la réelle solution réside dans la création de banques publiques exclusivement réservées au financement de l'économie, au développement social et à la transition écologique aux niveaux national et européen. Elle réside également dans une réforme fiscale d'ampleur imposant davantage les hauts revenus et luttant contre l'évasion fiscale.

Avec ce plan, nous pouvons stimuler l'économie en développant les services publics, lancer un programme de création d'emploi et ainsi construire un autre modèle de développement basé sur le social, la transition écologique et le contrôle démocratique de l'économie.

Parti de la gauche européenne

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