Morlanwelz, tragédie ou gabegie ?

 

Le PC exprime toute sa sympathie aux victimes du tragique accident survenu à Morlanwelz, situation d’autant plus pénible qu’elle n’est certainement pas fortuite.

 

Il s'agit d'un nouvel élément qui traduit la situation d'une SNCB en soins palliatifs mourant à petit feu d'une maladie qui a débuté dès 1980 par l'offensive néo libérale

 

 

 

Le PC rappelle que de 1980 à nos jours, suite aux « plans d'économie »et autre « plan de la dernière chance » l'effectif de la SNCB est passé de 68000 à 30000 agents soit une diminution de plus de mille emplois par année. Outre l'annulation de nombreux services offerts aux usagers, la diminution de l'effectif a entraîné en Wallonie la suppression de 234 gares et la  transformation de plusieurs autres en point d'arrêt non géré  (PANG) dépourvu de personnel.

 

 

 

 

Le PC constate que la diminution des effectifs a une influence directe sur l'entretien du matériel. Il est avéré que le seuil des révisions est passé de 600000 à 1 million de kilomètres et que le nettoyage des voitures a été revu à la baisse. La diminution de personnel a également des conséquences sur le manque de surveillance des voies de garage comme des gares de formation qui entraîne une multitude d'actes de malveillance qui peuvent s’avérer graves.

 

 

 

Enfin, la division de la SNCB en plusieurs entités (séparant le réseau, géré désormais par Infrabel, des autres services) pour préparer la soi-disante libre concurrence sur le rail a entraîné des problèmes de communication non négligeable entre les différents services.

 

 

 

Devant cette situation et le mécontentement des usagers, le PC dénonce l'attentisme d'un gouvernement qui se limite à s'attaquer aux organisations syndicales et aux grévistes. À cela, le PC dénonce l'établissement du service minimum en cas de grève et s'engage à soutenir les luttes de tous les cheminots et de leurs organisations.

 

 

 

Le PC rappelle qu'il est établi que les grèves ont infiniment moins d'incidence sur les usagers que les pannes retard et autres signes de la désorganisation du réseau.

 

 

 

Le PC conclut en dénonçant le fait qu'à défaut de donner les moyens d'entretenir le réseau des chemins de fer, la politique du gouvernement n'a de cesse d'entretenir le mécontentement des usagers pour justifier son intention de  privatiser la SNCB.

 

 

 

Le BP du PC

 

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