Accueil

Opération "coup de poing" à Courcelles

Le Front des Gauches-Courcelles a décidé de passer ce matin à l’action pour dénoncer une situation inacceptable qui dure depuis de trop nombreuses années :

En ces temps de crise économique, aux portes de l’hiver, alors que la précarité touche de plus en plus de nos concitoyens, les autorités communales de Courcelles n’appliquent pas les lois et règlements sur les immeubles inoccupés !

Des dizaines de bâtiments restent inoccupés sur le territoire de la commune, parfois depuis plus de dix ans, sans que les autorités responsables ne prennent la moindre initiative :

- Elles pourraient taxer les propriétaires de biens laissés à l’abandon… Elles ne le font que partiellement ! Paresse coupable qui fait perdre des milliers d’euros à une commune déjà bien pauvre. Pire : la sécurisation de certains immeubles abandonnés et devenus dangereux (pose de barrières Nadar, par exemple) coûte à chaque fois plusieurs centaines d’euros, à charge, bien entendu, des finances communales !

En 2011, la commune de Courcelles a fait l’acquisition de 150 barrières Nadar pour la somme de 7241,85 €

- Elles pourraient tout simplement appliquer une loi qui existe depuis 1993 et qui permet au bourgmestre de réquisitionner un logement vide… Une loi jamais appliquée à Courcelles ! Et pour cause : le bourgmestre doit pour cela établir la liste complète des bâtiments vides sur le territoire de sa commune. Cette liste ne semble pas réactualisée alors qu’elle avait été élaborée lors de la législature précédente

La loi relative au programme d’urgence pour une société plus solidaire, appelée également « loi Onkelinx », permet la réquisition d’un bâtiment vide et inoccupé pendant six mois.

L’action « coup de poing » du FdG a visé un immeuble particulièrement symbolique de la situation : cette maison de l’angle des rues Volders et des Combattants est restée inoccupée pendant de très longues années et s’est donc gravement détériorée au fil du temps, au point que les voisins ont dû protéger leur entrée pour éviter de recevoir des débris sur la tête ! Ce n’est que l’année dernière que les autorités communales ont pris la décision de déclarer l’immeuble insalubre, obligeant par la même occasion le propriétaire d’y apporter les réparations nécessaires. Mais depuis lors, rien n’a changé : le bourgmestre affirme ne pas savoir où se trouve le propriétaire…alors que les voisins, eux, le savent… Et donc : pas de taxe perçue, pas de réquisition, pas de démolition,…RIEN ! Si ce n’est un chancre hideux et dangereux.

Ce n’est pas le seul bâtiment à l’abandon sur le territoire de la commune. Loin s’en faut ! Vous trouverez en annexe de ce dossier de presse quelques photos particulièrement parlantes, ainsi qu’un échantillon des réponses fournies par l’administration communale lorsque le FdG  l’interroge sur sa politique de taxation des immeubles inoccupés…

Vous constaterez à tout le moins un…manque d’empressement à taxer les propriétaires négligents.

A défaut de réquisitionner, l’autorité communale pourrait  taxer les immeubles inoccupés : cela inciterait les propriétaires à rénover ou à entretenir. Ou alors, la perception de la taxe pourrait au moins alimenter les caisses communales !

Mais encore une fois, rien ne se fait lorsqu’il s’agit de propriétaires publics. Un comble !

- C’est ainsi par exemple que l’immeuble de l’ancienne Poste échapperait à toute taxation et bien sûr à toute exigence de remise en état. Résultat un bel immeuble situé en plein centre se transforme peu à peu en chancre urbain.
- Autre exemple : la gare de La Motte. Au moment de la fermeture du guichet, il y a quelques années, la SNCB avait promis de réhabiliter le site pour y accueillir des commerces. Bien entendu, rien n’a jamais été fait et aujourd’hui, le bâtiment est recouvert de tags, les vitres sont brisées, les clôtures défoncées…et la SNCB ne paie évidemment pas un euro de taxe sur les immeubles abandonnés.
- Mais le comble est atteint avec la société courcelloise d’habitations sociales «  A Chacun Son Logis » : le FdG a procédé à sa propre enquête sur le terrain et dénombré une soixantaine de logements sociaux inoccupés, certains depuis plusieurs années !

Le cercle vicieux : la loi Onkelinx permet la réquisition d’immeubles inoccupés…à condition que la commune et le CPAS (et donc les habitations sociales) ne possèdent pas eux-mêmes des bâtiments inoccupés !

L’immobilisme, sinon l’indifférence, des autorités communales courcelloises en la matière est totalement inacceptable : les nombreux immeubles abandonnés et inoccupés détériorent l’environnement et déprécient la valeur urbanistique. Ils sont source d’insécurité et de danger. Et surtout ils constituent un véritable scandale à un moment où la précarité – et la demande d’un toit - touche un nombre croissant de nos concitoyens. Une situation encore moins acceptable dans le secteur du logement social, où les demandeurs sont nombreux alors que des habitations restent vides !

 Imprimer  E-mail