Une nouvelle agression contre la Wallonie

Un nouveau drame économique et social frappe la région de Charleroi. Le haut fourneau du groupe sidérurgique Carsid, à l’arrêt depuis 2008, ne sera pas rallumé. 1000 travailleurs perdent ainsi leur emploi.  Parmi eux de nombreux jeunes travailleurs qui voient ainsi leur avenir professionnel bouché. Et au-delà des milliers d’autres emplois indirects…

Les communistes de Wallonie et de Bruxelles expriment leur totale solidarité avec ces travailleurs et leurs familles.


Ainsi en a décidé le groupe italo-suisse Duferco lassé, prétend son patron, d’attendre un repreneur pour cet outil pourtant jugé l’un des plus performants d’Europe. C’est faire peu de cas des aides massives que ce groupe a reçues des pouvoirs publics.


Avec l’arrêt de sa cokerie de Marchiennes en 2008 et après le haut fourneau d’Arcelor-Mittal en octobre 2011, c’est un nouveau coup dur pour la Wallonie qui voit un nouvel outil sidérurgique majeur disparaître, la rendant ainsi toujours plus dépendante des interventions extérieures pour son développement économique.


Si la conjoncture industrielle explique partiellement cette sinistre issue, celle-ci témoigne aussi de la nature prédatrice des politiques impulsées par l’Union européenne auxquelles se sont soumis nos gouvernements, mais également des retombées d’une mondialisation qui au nom d’une concurrence « libre et non faussée » favorise le dumping social. Le gouvernement wallon, en décrétant naguère, qu’il n’était pas un opérateur industriel a ouvert la porte à la libéralisation et à la privatisation des secteurs essentiels de notre industrie. Nos principales entreprises, singulièrement notre sidérurgie, ont été bradées au capital étranger.


Cette nouvelle catastrophe démontre combien est nécessaire une rupture avec le système libéral dont la logique capitaliste aboutit à l’appauvrissement de la Wallonie. C’est contre ce système dévastateur que le Parti Communiste entend poursuivre son combat !


Bureau politique du Parti Communiste

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