Rassemblement contre le révisionnisme historique de l'UE

Publié dans Belgique

Près de 60 personnes ont répondu à l'appel du Parti Communiste de Belgique à un rassemblement ce mercredi 16 octobre devant les bâtiments du Parlement Européen à Bruxelles pour manifester notre opposition à la résolution votée par la majorité des députés qui assimile fascisme et communisme.

 

 Intervention du secrétaire politique du PCB-CPB 

 

Chères et chers camarades,

 

Nous saluons les délégations présentes, dans un acte d’Internationalisme prolétarien, du KKE, du Secours Rouge qui montrent notre unité et notre capacité de résistance. Nous remercions Le Workers Party of Ireland, le Parti Communiste de Norvège et le Parti Communiste de Pologne qui nous ont envoyé un message de soutien pour l’organisation de cet événement mais qui ne peuvent être aujourd’hui physiquement avec nous. Nous lirons les messages de la fédération Internationale des résistants, du PCPE et du Parti Communiste de Turquie.

Camarades, nous sommes réunis ce jour pour dénoncer la scandaleuse résolution votée par le Parlement Européen le 19 septembre dernier, qui sous le titre L'importance de la mémoire européenne pour le futur de l’Europe, assimile fascisme et communisme. Cet amalgame avec le concept de totalitarisme depuis Hannah Arendt sert à cacher l’énorme contribution de l’URSS pour nous libérer du joug nazi. Plus 25 millions de soviétiques (soldats et civils) moururent. Depuis 1917, l’union soviétique n’avait vécu que des agressions et des invasions qui visaient à abattre la construction du socialisme. La contre-révolution causa près de 20 millions de morts.

Cette résolution prétend pourtant que le pacte germano-soviétique est à l’origine de la seconde guerre mondiale alors qu’il n’est que le dernier des pactes. Mentir ne changera pas l’histoire.

Cette résolution qui n’est qu’une réécriture de l’histoire prétend que le pacte germano-soviétique de non-agression visait au partage de la Pologne mais en 1934, le général Pilsudski signait également un pacte de non-agression avec Hitler. Où est cette mention dans la Résolution ? Nulle part !

 Qui a poussé l’URSS à gagner du temps face à l’Allemagne nazie pour se préparer, si ce n’est la capitulation des démocraties bourgeoises ? Daladier et Chamberlain qui ont abandonné la Tchécoslovaquie à l’appétit des nazis. Ces accords de Munich en 1938 ont permis à l’Allemagne nazie d’avoir le potentiel militaire de déclencher la seconde Guerre Mondiale grâce aux usines skoda.

Qui a permis à l’Allemagne nazie de se réarmer si ce n’est l’Angleterre en signant en 1935 un traité naval qui autorisait l’Allemagne à redéployer une flotte ?

Camarades, cette résolution prétend combattre le fascisme mais aucune référence n’est faite à l’Espagne Franquiste ?

Qui a reconnu l’Espagne franquiste, soutenue par l’aviation nazie ? Paul-Henri Spaak, leader du Parti Socialiste Belge, futur secrétaire général de l’OTAN.

Aujourd’hui, les socialistes par leur vote ont démontré qu’ils n’ont pas changé leur nature de classe. Leurs appels à une alliance de gauche sont hypocrites et ne doivent pas tromper les travailleurs. Nous dénonçons le vote tout aussi hypocrite de l’écolo Lamberts qui passe pour un progressiste : après voté en faveur de la résolution, il a vainement tenté de justifier son revirement en finalement s’abstenant. Ce vote dévoile qui sont les véritables alliés des travailleurs ! Nous saluons tous ceux qui sont restés fidèles à leur classe, tous ceux qui ont eu le courage de s’opposer à cette résolution infâme, tous les historiens qui ont signé une carte blanche dénonçant ce révisionnisme.

Les socialistes, eux, continueront à mener aux côtés de la droite libérale une politique d’agression contre les droits des travailleurs, à prendre des mesures antipopulaires et antiouvrières qui sont le terreau du fascisme. Cette résolution qui s’attaque uniquement au communisme, cache difficilement le contenu de classe qui démontre que le fascisme est bien l’émanation du système capitaliste.

Camarades, le vote du Parlement Européen, et singulièrement des socialistes, est une insulte à la résistance. En Belgique, c’est le Parti Communiste qui dirigeait et organisait la principale force de résistance, le Front de l’Indépendance dont on tait le nom lors des commémorations.

Marc Tarabella, député européen socialiste, devrait se souvenir de la résistance soviétique y compris dans nos territoires où des monuments, notamment dans sa ville d’Anthisnes célèbrent leur participation à la libération de notre pays aux côtés des résistants belges.

En cette année du centième anniversaire de la 3e Internationale, l’expérience nous enseigne que les fronts populaires étaient utiles pour défendre l’Union soviétique mais aujourd’hui, il ne peut y avoir que la ligne classe contre classe.

Camarades, cette résolution cherche enfin à légitimer la répression anticommuniste dans les anciennes démocraties populaires. En Estonie, en Lettonie, les noms des Partis Communistes sont interdits. Nous saluons nos courageux camarades qui continuent la lutte sous un autre nom pour le socialisme/communisme. Nous saluons et exprimons une nouvelle fois notre solidarité avec nos frères et nos sœurs du KPP, Parti Communiste de Pologne qui ont subi plusieurs procès pour propagande totalitaire. Nous saluons nos camarades d’Ukraine qui sont pourchassés par le régime néofasciste issu du Coup d’État d’EuroMaïdan soutenu et encouragé par l’Union Européenne.

Mais n’oublions pas camarades, que cette résolution légitime aussi les propositions de la bourgeoisie ici même en Belgique comme Fabian Culot du MR qui voulait que les manuels scolaires criminalisent le communisme.

En crise, le système capitaliste cherche à gommer toute alternative au marché et cherche à criminaliser toute résistance. Après les Communistes, ce seront les syndicalistes.

Camarades, nous continuerons à arborer fièrement nos symboles, nous continuerons à rappeler dans nos journaux, dans nos actions la mémoire des résistants. Nous sommes le parti des fusillés.

Les communistes ont résisté et ont gagné. Nous résistons encore aujourd’hui et nous gagnerons ! Nous continuerons le combat contre l’Union européenne, qui n’a jamais été au service de la paix mais bien au service des monopoles et des impérialismes nationaux.

Pour un Front antifasciste anticapitaliste, antiimpérialiste, pour le socialisme et la paix !

 

Intervention du KKE Parti Communiste de Grèce - 16/10/2019

 

"Le Parti Communiste de Grèce condamne de la façon la plus catégorique la résolution anticommuniste et inacceptable du Parlement européen, signée par les groupes politiques du Parti populaire, des sociaux-démocrates, des libéraux, des verts et des réformistes conservateurs. Ce n’est pas la première fois que le Parlement européen se révèle être un porte-drapeau de l’anticommunisme, qui est l’idéologie officielle de l’UE. L’anticommunisme est pour l’UE et les gouvernements bourgeois de ses États membres un complément nécessaire à la dure politique anti-populaire qu’ils imposent aux peuples.

Le but de cette monstruosité réactionnaire est de légaliser l’interdiction des partis communistes et des symboles communistes imposée à un certain nombre d’États membres de l’UE, la généralisation de la criminalisation et la persécution de l’idéologie communiste et de l’action des forces populaires qui combattent aux côtés des communistes et résistent à la barbarie du capitalisme.

À travers l’assimilation historiquement inexacte et inacceptable du communisme et du fascisme, l’UE et les gouvernements bourgeois cherchent en fait à exonérer le monstre fasciste et le « ventre » qui lui donne naissance et le reproduit : le système capitaliste. Ils ouvrent la voie aux forces fascistes et aux forces d’extrême droite qui se développent en Europe, blanchissant le nazisme et ses crimes odieux.

La contribution décisive de l’Union soviétique au démantèlement du monstre fasciste, avec le sang de millions de citoyens soviétiques, les sacrifices incalculables des communistes qui ont dirigé le mouvement de résistance héroïque en Grèce, en Belgique et partout en Europe, contre les nazis sont encore gravés dans la mémoire des peuples.

L’objectif clair de cette résolution anticommuniste est la manipulation de la conscience des travailleurs, du peuple, en premier lieu de la jeunesse, en utilisant comme armes la falsification de l'histoire et des calomnies contre les gains sans précédent des travailleurs dans le socialisme. La résolution invite l’UE d’allouer des fonds suffisants - l'argent des impôts de tous les employés - pour des programmes qui servent cet objectif inacceptable, la manipulation de la conscience des travailleurs.

Les peuples ont la mémoire, l'expérience du passé et l'expérience d'aujourd'hui de la barbarie antipopulaire et antisociale des politiques des monopoles, de l'UE et des gouvernements bourgeois de ses États membres, afin de faire face à la fois à la campagne anticommuniste et la ligne politique antipopulaire, en ouvrant par leur propre alliance la voie vers le pouvoir ouvrier-populaire et leur prospérité.

L'histoire ne s'écrit pas avec des résolutions. Ce sont les peuples qui l'écrivent avec leur lutte. 

Arrêtez les poursuites des communistes et des partis communistes.

L'anticommunisme ne passera pas !"


La Section belge du Parti Communiste du Chili, l'Organisation Matin Rouge (Maroc), le Secours Rouge ont également pris la parole pour dénoncer la résolution du PE.

 Lecture des messages envoyés par la Fédération Internationale des Résistants (FIR) - Association antifasciste, par le Parti Communiste de Turquie et le Parti Communiste des Peuples d'Espagne

 

A bad message from the European Parliament

 

On 19 September 2019, the EU Parliament in Strasbourg passed a resolution that allegedly dealt with the "significance of the European past (or European historical consciousness) for the future of Europe". 535 MEPs voted for this resolution, 66 against and 52 abstained.

The FIR and its member federations can in no way agree with this resolution. The text of the declaration does not show the future of Europe, but is an ideological relapse into the worst times of the cold war, which are expressed in this resolution, which came about on initiative of the Baltic States and Poland. Contrary to all scientific findings, it is claimed here that it was only with the German-Soviet Non-Aggression Treaty that "the course was set for the Second World War".

The reconstruction of the events that led to the Second World War is narrow-minded, emissive, instrumental, and has no scientific basis: in a single reproach. It links the oppressors and oppressed, victims and slaughterers, invaders and liberators. The resolution is a text of gross ideological propaganda, worthy of the worst moments of the Cold War.

Only perverse is the statement in the resolution that "it is of decisive importance for the unity of Europe and its people and for the strengthening of Europe's resistance to the current threats from outside that the victims of totalitarian and authoritarian regimes are thought of". What is the current external threat that parliamentarians are talking about?

The declaration criticized in fact a new historical revisionism. Although the EP-members condemn in some EU-states the glorification of people who collaborated with the National Socialists, at the same time they adopted the historical narrative of the same EU states that Russia allegedly falsifies historical facts and glosses over the "crimes committed by the totalitarian regime of the Soviet Union".

The FIR and with it all federations of the survivors of the fascist persecution, the fighters against the Nazi barbarism and all anti-fascists say no to such historical falsifications. While there is a growing danger of fascism, racism and nationalism, the Resolution chooses a path of lacerating division rather than a responsible and rigorous unity. FIR calls the European Parliament to convey, to protect and confirm its own authority and credibility, a clear sign of a radical rethinking, in the wake of the principles that inspired the creation of a United Europe, daughter of Anti-Fascism and the Women and Men who opposed the Nazi-Fascist Regimes. We recall for that the opening speech of the new president of the parliament.

FIR rejects the recent resolution of the European Parliament where it equates and condemns Nazi fascism and Communism, in clear contrast to its Anti-fascist, anti-Nazi and anti-racist Resolution of 25 October 2018.

In addition, we remember the Literature Nobel-Prize winner Thomas Mann, who warned in 1945:

"To place Russian Communism on the same moral level with Nazi fascism, because both are totalitarian, is, at best, superficial, in the worse case it is fascism.

He who insists on this equality may be a democrat; in truth and in his heart, he is already a fascist, and will surely fight fascism with insincerity and appearance, but with complete hatred only communism".

 

Initiative by TKP: Prominent intellectuals in Turkey stand against anti-communism

 

Progressives in Turkey have started a petition against the anti-communist resolution adopted on 18 September by the European Parliament. Many lawyers, academics and artists participated in the campaign initiated by the Communist Party of Turkey (TKP)

 

Many progressives and intellectuals in Turkey have started a petition against the anti-communist resolution of the European Parliament. The progressives signing the petition said "We protest the European Parliament's anti-communist resolution." 

The petition has been signed by 166 intellectuals, including well-known academics, journalists, writers, poets, artists, and lawyers.

The full statement of the petition is as follows:

 WE PROTEST THE EUROPEAN PARLIAMENT'S ANTI-COMMUNIST RESOLUTION

The resolution "European remembrance for the future of Europe" adopted by the European Parliament on September 18, 2019, came as an outrageous development that equates communism with Nazism under the name of totalitarianism.

The resolution is a very dangerous and unacceptable move that accuses communist regimes of genocide, demonizes communism as an ideology to be criminalized. It deals with the developments that led to the Second World War in a very biased manner and it is evident that it was written with a hostile attitude against the Soviet Union.

The EPs who accepted the resolution should answer the following questions:

Which countries considered the support of Germany to the fascists in the Spanish Civil War in the 30s as a policy of “non-intervention"? Who ignored the Nazis' act of arming their ranks despite all the calls and warnings of the Soviet Union during the same years? Which countries delayed the formation of the Western Front against the Nazis until the last moment and caused the Soviet Union greater losses? Has any of these decisions been questioned for their role in the war, let alone being convicted? Do you think the short-term punishments inflicted on the monopolies, which have grown stronger and are now still powerful, for supplying the Nazis with steel, weapons, and materials during the war, are sufficient?

Why has xenophobia and racism, which is mentioned in the resolution and is now being complained about, risen in the last thirty years, in a world where the Soviet Union is no longer existing and where all its influence is being tried to be eliminated? If it has supposedly democratic elections, why has the European Parliament, which does not hesitate to incorporate racists, xenophobics and misogynists, such a great fear from communism for the future of Europe?

We remind those who are concerned about the division in the European Union: The division you are concerned about will continue as long as classes exist. The capitalist system of exploitation is the main reason for this division. Unless the exploitation is over, the unity of peoples cannot be achieved. A motion that defines the roof of the family of free democratic countries as NATO has no capacity to contribute,  neither to freedom nor democracy.

As intellectuals, progressives, and communists who for decades have been subjected to the oppression, violence, and torture of anti-communist forces in Turkey, we are protesting you.

COMUNICADO DEL SECRETARIADO POLÍTICO DEL COMITÉ CENTRAL DEL PARTIDO COMUNISTA DE LOS PUEBLOS DE ESPAÑA (PCPE) CONTRA LA RESOLUCIÓN DEL PARLAMENTO EUROPEO 

 

Una nueva fecha debe aparecer en los Anales de la Historia: El 19 de septiembre de 2019, el Parlamento Europeo aprueba una resolución con el voto mayoritario de las fuerzas reaccionarias, equiparando el fascismo y el comunismo.

Es la evidencia de la inmoralidad o amoralidad de las fuerzas políticas de este parlamento, que, defendiendo el capitalismo, no son capaces de asumir los dramas y tragedias que están ocasionando a la inmensa mayoría de la Humanidad. Un parlamento que fue creado para distraer la naturaleza imperialista de la Unión Europea, que carece de las más elementales funciones que cualquier órgano de representación popular debe tener, emite una vitriólica resolución que atenta contra la más elemental ética.

Incapaces estos “parlamentarios” de ocuparse de los problemas de las y los trabajadores y de las mayorías de las capas populares, que están padeciendo las consecuencias de la crisis general y sistémica del capitalismo, tratan de distraer la atención sobre los horrores que están ocasionando las guerras imperialistas que se promueven desde las propias instituciones de la UE y de los gobiernos que la componen.

No han tenido bastante con las mentiras que a lo largo de la Historia han generado para articular su dictadura, para ocupar países colonialmente, para imponer bloqueos y asediar a los pueblos, que, volviendo a atentar contra la verdad y la realidad de lo acontecido, revisan los hechos ocurridos hace 85 años: ¡A lo largo de este tiempo, les han estado engañando los comunistas!

Con este intento revisionista de la Historia, el capitalismo se quita el disfraz “democrático” y nos transmite su desesperación y miedo a que los pueblos vuelvan a ser protagonistas de su historia, y se organicen y luchen para conquistar su independencia, soberanía y libertad, que sólo el Socialismo se lo garantiza.

La hostilidad anticomunista de las distintas fuerzas que han apoyado tan miserable y estomagante resolución, disponen de un historial delictivo que no cabe ni en las disposiciones más graves de cualquier código penal. Si contabilizamos las víctimas de sus guerras y agresiones desde el final de la Segunda Guerras Mundial, nos encontraríamos con decenas de millones de muertos, que bien podrían incluso calificarse de asesinatos.

Los promulgadores de tan brutal resolución, son los mismos que comprendieron y silenciaron a los regímenes nazi/fascistas de las décadas del 20 y 30 del siglo pasado; son los mismos que apoyaron el régimen criminal del apartheid; son los mismos que mantienen a la criminal entidad sionista de Israel, que continúa la aniquilación y exterminio del pueblo palestino; son los mismos que toleran e incentivan a organizaciones racistas, xenófobas y ultraderechistas, con los que comparten gobiernos en algunos países; son los que (“humanitariamente”), bombardearon Yugoslavia, Iraq, Libia, Siria, etc.; son los que promueven sanciones y bloqueos contra los pueblos de Cuba, Venezuela, República Popular Democrática de Corea, entre otros; son los que desahucian y empobrecen a la clase obrera y los sectores populares; ¡SON LOS QUE PERMITIERON QUE LA UNIÓN SOVIÉTICA SE DEJARA 27 MILLONES DE MUERTOS EN LA SEGUNDA GUERRA MUNDIAL!, ¡SON LA ESCORIA Y SACAN ESTA RESOLUCIÓN!

El Secretariado Político del CC del PCPE, condena y denuncia la deplorable resolución de las fuerzas de la reacción en el Parlamento Europeo, y llama a la movilización popular y conciencia de clase para articular un frente de lucha que rompa definitivamente en el estado español con las herramientas y pilares que sostienen tan abyecto espacio, como son el Euro, la UE y la OTAN.

Asimismo, hacemos paralelamente un llamamiento a las organizaciones obreras y revolucionarias de los países miembros de la UE, para construir la alternativa que mande a estas hostiles fuerzas antipopulares al cementerio de la Historia. A los líderes revolucionarios, ¡LA HISTORIA LOS ABSUELVE! A los criminales, revisionistas, traidores, ¡LOS PUEBLOS Y LA HISTORIA, LOS CONDENARÁN!

 

A 2 de octubre de 2019

 

Secretariado Político del CC del PCPE

 

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