Nouveau scandale à l'ISPCC

Publié dans La fédération de Charleroi

Communiqué de la Fédération de Charleroi du  Parti Communiste

Charleroi Septembre 2019

 

Nethys à Liège, l'ISPCC à Charleroi, sans oublier l'axe Liège-Anvers...et tant d’autres : on peut remarquer que le mal est profond. Toute la société est gangrenée.

 

Le scandale de l’ISPCC (Intercommunale des Services Publics du pays de Charleroi) est un beau révélateur du fonctionnement de cette société que l’on nous représente comme démocratique. Un poste de Conseiller Général au Conseil d’Administration a été créé de toute pièce et sur mesure pour Thomas Salden, le secrétaire adjoint du MR et par ailleurs demi-frère du Président du MR (parti entre temps à l’Europe avec ses comparses).  Ce poste de Conseiller Général, rémunéré à hauteur de 200.000 € annuels a été présenté avec un délai pour postuler ridiculement court et ne demande aucun diplôme spécifique, vu l’absence de diplôme de M. Salden…

 

Cette « faveur » à un membre du MR pose question : il semble évident que le poste fut créé avec l’appui du PS vu les augmentations salariales octroyées aux directeurs de l’ISPCC (jusqu’à 100 % pour la Directrice générale – on rêve!).

 

Madame la Ministre des pouvoir locaux, Valérie Debue (MR) a fait une sortie dans les médias, disant avoir pris ses responsabilités en annulant le poste créé et les augmentations pharamineuses. Mais nous apprenons aussi que les décisions litigieuses avaient bel et bien été prises en concertation entre le CA et la Ministre.

 

C’est indécent !

Qui dit la vérité ? Qui est responsable ? Rappelons que l’ISPCC est dirigée par 3 membres PS et 2 membre MR.

Pendant que le pouvoir politique impose une austérité tout azimut, la direction s’octroie sans vergogne des largesses.  Le personnel, lui, subit depuis des années des restrictions et des pressions venant de toute part.

Il n’y a plus de revalorisation salariale (la demande de 1 % d’augmentation vient d’être refusée). Il n’y a pas de remplacement de personnel, les travailleurs sont à « flux tendu » et sont épuisés. Une flexibilisation accrue des horaires est instaurée. Allongement des plages horaires afin de palier le manque de personnel. Rappels au travail fréquents. Difficulté ou impossibilité de prendre congé. Pression sur le personnel en maladie, systématisation des « médecins contrôle ». Externalisation (privatisation) de plusieurs services : cuisine, nettoyage, maintenance.  Appel aux intérimaires de plus en plus fréquent. Cela a un impact sur la qualité des soins.

 

Pour le PCB la Ministre De Bue doit faire toute la clarté sur cette sombre affaire.  

Pour le PCB le patient n’est pas et ne peux pas être une marchandise.

Le PCB réclame la fin des économies dans l’hôpital public qui doit rester accessible à tous et exige des investissements en rompant avec la logique austéritaire.  

Le PCB est pour une santé entièrement gratuite.  Tiers-payant généralisé pour les prestations des médecins (avec un contrôle des barèmes), pour les opérations chirurgicales, les prothèses, les contraceptifs, les protections intimes etc.).

Pour le PCB il est clair que les partis de pouvoir ont intégré totalement le capitalisme et les mesures d’austérité imposées par l’Union Européenne (le fameux TSCG).

 

Imprimer