Forum européen : culture vs austérité

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FORUM EUROPÉEN

"La culture nouvelle commence là où le travailleur et le travail sont traités avec respect" (Maxime Gorki)

L’austérité frappe durement les peuples d’Europe, aggravant la pauvreté et fragilisant les travailleurs. Notre modèle social européen, âprement conquis par le mouvement ouvrier, est mis à mal. Les budgets culturels ne sont pas épargnés, entraînant des difficultés pour les institutions culturelles (musées, salles de spectacles...), la disparition de manifestations culturelles, la précarisation croissante des artistes... L’extrême-droite se renforce, la xénophobie et les intégrismes grandissent. De graves menaces pèsent sur la démocratie, les droits et les libertés politiques. À ce processus... agressif, nous opposons les fondements d’une société plus juste, plus égalitaire, plus libre, plus solidaire : la protection sociale, les services publics, l’éducation... et la culture émancipatrice. Contrairement à la culture « marchandisée », à la « culture fastfood », elle est aussi un moyen essentiel de résistance. Ce forum se propose d’ouvrir la réflexion, le débat et le partage de toutes les alternatives mises en œuvre en Europe pour défendre ce bien commun irremplaçable.

Programme:

Vendredi 5 février

16:30 - Accueil
17:00 - Plénière (exposés et débats)
19:30 - Dîner
20:30 - « Karl Marx, le retour » de Howard Zinn (spectacle du Théâtre des Rues par Jean Delval)

Samedi 6 février

9:00 - Ateliers
12:00 - Pause de midi
12:30 - Plénière (rapports, débats et conclusions)
14:30 - Fin
 

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Stop à la répression sociale - liberté du droit de grève

 

                 

 

STOP à la répression sociale - liberté du droit de grève !

 

 

 

Cela s’est passé près de chez nous !

 

Partout en Europe, on assiste à la criminalisation des luttes sociales : en Espagne, en Finlande et en France où l'on vient d'atteindre un sommet.

 

Ce 12 janvier 2016, 8 travailleurs de l'usine Goodyear à Amiens ont été condamnés à 2 ans de prison, dont 9 mois fermes. Ces salariés de cette usine du Nord de la France sont accusés de « séquestration » et même de « violence en réunion ». Alors que l'entreprise avait retiré sa plainte suite à un accord avec les syndicats ! C'est la première fois en France, depuis l'occupation nazie, qu’un gouvernement a demandé que des peines de prison ferme soient requises contre des syndicalistes pour avoir participé à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine. Si la peine est confirmée, ce seront clairement des prisonniers politiques.

 

Soutenez les 8 travailleurs d'Amiens, par solidarité internationale évidemment mais aussi parce que l'on risque d'être confrontés à une même politique. Ne vous en faites pas le gouvernement MR-NVA suit l'affaire avec intérêt.

 

Cela se passe chez nous !

 

En Belgique aussi la tendance à la répression du mouvement social prend de l'ampleur. Après les interventions des huissiers de justice présents sur les piquets de grève en Belgique (SNCB, BPOST) et le projet du Gouvernement MR-NVA d’instaurer un service minimum dans les transports en commun, la grève menée par la FGTB de Liège le 19 octobre 2015 a été la cause d'une scandaleuse campagne de dénigrement menée par la droite et ses médias contre la FGTB, ses militants et les grévistes. Pis encore, le pouvoir judiciaire, s’associant toujours plus à la répression sociale organisée par les gouvernements, a procédé début janvier 2016  à la RTBF et à RTL à la saisie des images des piquets afin de poursuivre les grévistes. STOP aux poursuites iniques! Pourchassez les patrons véreux et les grands fraudeurs!

 

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Défense du droit de grève : communiqué du bureau politique

 

Le bureau politique du parti communiste

 

se réjouit du succès de la grève menée par la FGTB de Liège le 19 octobre dernier ;

 

...

 

- condamne la scandaleuse campagne de dénigrement menée par la droite et ses médias
contre la FGTB, ses militants et les grévistes ;

 

- rappelle que tout comme le droit de manifester, le droit de grève est issu du droit de coalition lequel, acquis de haute lutte dès 1866 par les travailleurs, constitue le fondement de toute société démocratique ;

 

- rejette fermement l'instauration d'une personnalité juridique aux organisations syndicales laquelle équivaudrait à la remise en cause de leur existence et du dialogue social ;

 

considère que les dégâts causés par un feu de palettes au tarmac de l'autoroute E40 est sans commune mesure par rapport aux conséquences que la politique du gouvernement cause au bien public par le définancement de la sécurité sociale et le démantèlement des services publics ;

 

- considère qu'accréditer la thèse selon laquelle des personnes seraient décédées suite à la grève s'inscrit dans la scandaleuse instrumentalisation politique du fait divers qui participe à la désinformation en dissimulant les grands problèmes sociaux et sociétaux ;

 

- estime que le « droit de travailler » pendant une grève est difficilement défendable par ceux qui bafouent le « droit au travail justement rémunéré » inscrit dans l'article 23 de la déclaration des droits de l'Homme de 1948

 

- assure les militants et les dirigeants de la FGTB de son soutien militant et mettra tout en œuvre pour assurer la pérennité du droit de grève

Vendredi 24 octobre 2015

 

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L'égalité de droit à l'éducation...une loterie.

 

Il y a des écoles « ghettos », des écoles « poubelles », des écoles où se regroupent les élèves en fonction du coût de leur habillement, les « bonnes écoles », les « petites écoles », les « grosses écoles »…

 

Le droit à l'éducation, une loterie ?

 

L’égalité de droit à l’éducation a eu et aura bien des difficultés à se réaliser dans notre société capitaliste. L'histoire de l’enseignement est faite d’avancées plus ou moins démocratiques suivies de reculs impressionnants.

 

Prenons le milieu du XIXe siècle comme point de départ d'un bref rappel historique. On sait que précédemment l'enseignement était essentiellement religieux. Mais, petit à petit, avec difficulté, et sous l'impulsion d'un mouvement libéral, des villes telles que Liège, Bruxelles et Gand ainsi que l'Etat commencèrent à créer leurs écoles. Dès 1878, s’établit une concurrence virulente entre le réseau catholique, jusqu’alors monopolistique, et le réseau naissant des villes et de l’Etat.

 

C’est dans ces années-là que l’on assistait à un foisonnement de faits positifs :

 

  • Le POB, issu du mouvement social de l’époque, mit l'obligation scolaire à son programme.

  • Les besoins croissants du commerce et de l’industrie amenèrent la création de l’enseignement technique.

  • Des femmes clairvoyantes et courageuses dont Isabelle Gatti de Gamond et Léonie de Waha créèrent des écoles pour filles.

  • En 1877 fut ouverte à Gand la première école pour handicapés mentaux.

  • Il résulta de tout ce brassage d’idées l’instauration de la scolarité obligatoire à la fin de la première guerre mondiale.

    Mais la démocratisation de l’enseignement débuta véritablement à la sortie de la deuxième guerre mondiale dans une période de forte croissance économique et d’une forte demande de personnel qualifié dans l’industrie et les services. Si les milieux économiques et politiques ont accepté une élévation générale de formation, ce n’est, certes, pas par préoccupation humaniste d’émancipation populaire, mais bien pour répondre à des exigences de l’économie capitaliste du moment.

    Il était donc nécessaire d’ouvrir les écoles secondaires aux enfants des milieux les plus défavorisés. Ce fut par conséquent une période d’accès généralisé à l’enseignement, une période de massification de l'enseignement, du développement d'un enseignement de promotion sociale, d'un enseignement plus démocratique, ouvert à tous, basé ­ en principe ­ sur « l'égalité des chances » et soumis à des réformes pédagogiques importantes. Ce fut, entre autre, l'expérience de l'enseignement rénové. Mais cette réforme, basée sur « l'égalité des chances », ne satisfaisait pas une certaine bourgeoisie pour laquelle la formation traditionnelle, reproduisant à souhait les différences de classes, lui convenait bien davantage.

    Enfin, cette période a connu aussi un développement de l'enseignement spécialisé qui a permis à des personnes atteintes de déficiences mentales ou physiques de prendre leur place, peu à peu, dans notre société.

    A partir des années 80 et, plus particulièrement à la suite de la communautarisation de l'enseignement, on peut parler de dérégulation du système éducatif. Sous prétexte d'économie, l'école a subi les agressions des gouvernements successifs de gauche comme de droite. Les mesures d'austérité ont ainsi conduit à une remise en cause de la démocratisation, et à une école plus sélective et plus orientée vers la concurrence entre élèves.

    Ajoutons à cela les mesures contre l'enseignement technique et professionnel tendant à les placer sous le contrôle du privé par le développement d'un partenariat  privé-écoles.

    Ecole en péril

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Non à la délation

Le PC  dénonce l’initiative du Service d’information et de recherche sociale SIRS de lancer un site internet permettant aux citoyens de dénoncer anonymement les « cas de fraude sociale ». Cette initiative s’inscrit dans les tentatives antérieures de perquisitionner le domicile des allocataires pour vérifier leur situation sociale, voire de vérifier si leurs consommation diverses sont compatibles avec leur situation, ce qui entretient un climat digne de l’inquisition.

 Le PC rappelle que la « fraude sociale » résulte avant tout de la paupérisation, en particulier en Wallonie où 22% de la population vit sous le seuil de pauvreté, et où 38% vivent dans un état de déprivation qui qualifie la situation des personnes qui sont dans l’impossibilité de faire face à une dépense imprévue de 1000 euros et sont dès lors obligés de se priver pour payer leurs loyer et charges.

Le PC considère que la volonté de s’en sortir ne peut être assimilée à de la  « fraude sociale » qui qualifie plutôt une activité délictueuse. 

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