Des transports en commun impayables

Le parti communiste dénonce l’augmentation constante des tarifs qui, depuis plusieurs années,  a lieu au sein de la Société des Transports en Commun de Wallonie (TEC) et qui s’exerce au détriment de la population, en particulier les classes les plus vulnérables (étudiants, seniors, sans-abris et travailleurs sans emploi, souvent non motorisés). Rappelons, à ce propos, l’introduction de l’abonnement payant pour les seniors à 36€ alors que les pensions n’ont pas augmenté.

La dernière augmentation des tarifs est premièrement scandaleusement exorbitante (+0,30 centimes : de 2,10 à 2,40€, soit +14,30% !!), d’autant plus que pendant ce temps les salaires ont stagné et que leur progression est réduite à peau de chagrin. Cette augmentation qui contribue à l’inflation est ingérable et inacceptable pour la population alors qu’elle est obligée à utiliser des transports en commun faute d'autres moyens. Double discours des gouvernants, soumis totalement aux directives européennes, qui préparent lentement mais sûrement la privatisation de notre service public et entrainera de nouvelles augmentations.

Les dernières propositions du ministre Di Antonio vont dans ce sens : il profite de l’état de choc des révélations sur les structures des intercommunales (Publifin & co) pour appeler à la fusion des différentes régionales de la TEC et à la création d’une seule structure wallonne. Nous savons pertinemment que ce n’est pas cette opération qui va permettre des économies substantielles. Par contre, une seule et grande structure à l’échelle de la Wallonie sera plus facile à
privatiser tandis que les petites lignes locales, essentielles au service de la population, sont jugées peu rentables pour les partisans de la liquidation des services publics. Exactement tel que ce qui se passe à la SNCB où ils suppriment 700km de voies et de nombreux trains. 
 

C’est pourquoi le parti communiste rappelle qu’il est en faveur

 

-          des TEC exclusivement publics.

 

-          la gratuité des transports publics. (C’est tout à fait faisable si la fiscalité est conçue au service de la population, c’est écologique, et ça augmente le pouvoir d’achat).

 

-          de la suppression totale des mandats d’administrateurs publics et la nomination d’un seul administrateur général issu de l’administration wallonne

  

-          du maintien des différentes régionales. La TEC doit rester un SERVICE PUBLIC et non pas un jackpot pour les « copains ».

 

Bruxelles, le 22 février 2017

Le BP du PC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Imprimer  E-mail