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Pas de cordon sanitaire contre la gauche radicale

Le PC dénonce fermement la proposition  du chef  du groupe MR à la chambre Denis Ducarme d'élargir le cordon sanitaire entourant l'extrême droite francophone au PTB.

 

            Derrière le discours de ce véritable hygiéniste de la démocratie, le PC voit dans le MR

                     L’embarras face aux échecs de Jacqueline Galant à la mobilité, aux dérapages budgétaires, aux ennuis de la ministre Marghem et à l'affaire De Decker-Reynders-Chodiev;

                     l'agacement du MR face à la poussée du PTB dans les sondages et l'évolution du PS à son égard;

                     la contestation d'une politique d'austérité de plus en plus remise en question face à une augmentation de 54% du nombre de millionnaires en dollars en 5 ans;

                     le malaise face aux révélations de l'ISI sur la fraude fiscale,

                     les conséquences de sa trahison des électeurs francophones constituée par son alliance avec la NVA.

Sur ce dernier point, il est curieux de constater qu'alors que le MR souhaite isoler le PTB, son alliée la NVA est prête à couper le cordon sanitaire entourant le Vlaams Belang.

M. Ducarme jure pourtant ses grands dieux que le MR « s’engage à ne jamais faire de coalition avec les extrémistes ».

Tout en dénonçant cette complicité du MR et de la NVA, le PC rappelle que le rapprochement NVA VB pourrait accélérer une évolution mortifère pour l'état Belge, qui serait très lourde de conséquences pour une Wallonie déjà sinistrée sur le plan industriel. À cet égard, le parti communiste et les communistes en général assument l'idée d'une économie planifiée contrôlée démocratiquement par le peuple, seule à même de sortir du désastre économique provoqué par les privatisations, la libéralisation de l'économie et le tout au marché qui ne profitent qu'à une minorité exploratrice que représente M. Ducarme. 

 

Ce sont là les véritables raisons pour lesquelles le MR se cramponne à une aversion du marxisme, outil moderne de compréhension du monde. Cette attitude nous ramène à un anticommunisme primaire digne de Tintin au pays des soviets ou du mythe de l'affreux bolchevik ou au pire moment de la guerre froide et du maccartisme aux USA.

 

En qualifiant le PTB d'extrémiste le MR contribue à l'entretien d'un dangereux amalgame qui associe les mots terroristes, marxistes, extrémistes et communistes.

Le PC considère que cet amalgame souille aussi la mémoire des militants libéraux qui se sont battus contre le nazisme avec les communistes;

Tout en soutenant le PTB, le PC considère que l’intervention de M. Ducarme s’inscrit dans un climat de diabolisation de toutes les forces de la gauche radicale et syndicale.

            Le PC est convaincu que la population n'est pas dupe et que le MR fera l'objet d'une plus juste appréciation lors des prochaines élections.

           

Le 3 décembre 2016.

 

Le Bureau Politique du Parti Communiste.

 

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